• Le Premier Rayon

     

    Le Premier Rayon

    par Le Maître Ascensionné El Morya

    (Compilation Thomas Printz)

      Le Bien–Aimé Maître Ascensionné El Morya

     

     

      "Textes d'origine, non modifiés, ni "revisités" 

     

    Première partie – Le Premier Rayon

     

    Le Premier Rayon


    Introduction


    En 1986, plusieurs étudiants reçurent des Maîtres Ascensionnés une invitation pressante à s’ouvrir et à présenter leurs enseignements à d’autres étudiants. Il fut décidé d’éditer six livres, y compris celui–ci. Ces ouvrages avaient été publiés une première fois, il y a longtemps déjà, mais, malheureusement, ils n’avaient pas connu une diffusion suffisamment large. Le temps est venu de les distribuer sur une plus grande échelle, comme les Maîtres en ont exprimé l’ardent souhait depuis le début. La matière pour Le Premier Rayon fut dictée en 1953 par El Morya au messager du Pont vers la Liberté, Géraldine Innocente.


    Nous sommes reconnaissants que nous soit donnée l’occasion de montrer au lecteur que les enseignements professés par l’intermédiaire des messagers Guy Ballard et Géraldine Innocente sont réellement UN, ils ne peuvent être séparés puisqu’ils proviennent de la même source. Lors d’incarnations précédentes, les deux messagers avaient travaillé avec les Maîtres Ascensionnés et maintenaient avec eux un contact conscient. Géraldine Innocente est le rayon jumeau (Flamme jumelle) du Maître Ascensionné El Morya. Les deux enseignements se complètent, et notre premier livre [L’homme, origine, histoire et destinée] n’aurait jamais pu être publié tel quel s’il n’avait pu profiter des messages transmis durant les années trente et cinquante. AMTF (Fondation pour l’Enseignement des Maîtres Ascensionnés) attire l’attention des étudiants sur les livres anglais qu’elle diffuse.


    La Hiérarchie de la Terre se compose d'Êtres Ascensionnés. Sa structure peut être comparée à celle d’une entreprise telle que la General Motors : il y a toujours un niveau supérieur de supervision. Les Maîtres Ascensionnés sont les Intelligences Directrices de la Divinité, ils sont les assistants de Dieu. C’est aussi simple que cela.


    L’enseignement des Maîtres Ascensionnés est un mélange harmonieux des enseignements occidentaux et orientaux. Il complète la conscience de l’Orient (qui est essentiellement adoration) par les énergies vitales de la conscience occidentale (qui, de manière prédominante, est action). Il s’agit de l’enseignement enregistré à l’origine dans le Nouveau Testament. Plus tard, selon les Maîtres, la Bible a souffert de ses multiples traductions et a été enjolivée par des empreintes personnelles. Les Maîtres ont déclaré que la Genèse et tous les chapitres bibliques suivants devaient être réécrits. Cette fois–ci, le texte a été dicté par des Êtres Ascensionnés.


    L’enseignement des Maîtres Ascensionnés vaut par lui–même, il n’est ni chrétien, ni musulman, juif ou hindou. On peut l’appeler la racine, la Fontaine de la Vérité où toutes les religions prennent leur source.


    Il s’agit de principes scientifiques et démontrables. Les chercheurs sincères de la Vérité ont maintenant l’occasion d’étudier ce merveilleux enseignement et de le mettre en application. Ainsi, l’étudiant peut parcourir le chemin de Lumière qui, seul, offre le bonheur permanent. Aucun accent n’est mis sur les phénomènes psychiques. Nous allons au–delà du royaume psychique vers les royaumes de Lumière, qui sont l’octave des Maîtres Ascensionnés et de leurs activités.


    L’enseignement des Maîtres Ascensionnés est présenté de façon aimable et suggestive. Les Maîtres ne menacent jamais ni n’exigent obéissance. Ils expliquent que la connaissance véritable doit être partagée, mais sans jamais être imposée à qui que ce soit. Les Maîtres de Sagesse offrent leur assistance, mais il appartient à chaque individu de choisir sa voie.


    Les Maîtres Ascensionnés soulignent l’importance de former des groupes d’étude. Par leur participation à ces groupes, les individus n’ont pas seulement la possibilité d’apprendre la Loi, mais aussi d’offrir aux Maîtres, par le chant, la visualisation et l’usage de la parole prononcée, une énergie qui leur est essentielle.


    La somme des transmissions est énorme : il y a à peu près quinze mille pages de dictées originales. Que l’élève compare l’éventail, le détail et la variété des sujets traités avec n’importe quel autre enseignement, et il admettra qu’il y a une grande différence.


    Les Maîtres de Sagesse disent que cet effort, commencé en 1930, est une dernière tentative pour sauver l’humanité. Leur entreprise consiste à augmenter la Lumière de la Terre, en termes concrets, à créer de l’énergie qualifiée, de manière à ce que les changements planétaires que nous avons à traverser et qui sont imminents ne produisent qu’un minimum de souffrance.


    Le plan global est de réhabiliter la Terre rapidement, de la restaurer dans la perfection et de ramener l’humanité à la communication consciente avec l’Armée Ascensionnée, pour permettre à un glorieux Nouvel Âge d’Or de se manifester.


    Au cours de ce Nouvel Âge d’Or, la science et l’histoire travailleront main dans la main avec la religion, et la religion ne sera plus seulement une affaire de cérémonie. Ce sera une religion vécue heure par heure, jour après jour.


    Aujourd’hui, les Maîtres Ascensionnés sont encore au travail. L’assistance des Maîtres de Sagesse nous parvient par différentes voies, et aucun individu particulier, aucune organisation ne peut prétendre à l’exclusivité des radiations des Grands Êtres. Néanmoins, quelques organisations enseignent des concepts plus élevés de la Vérité et expliquent plus complètement la Loi de Dieu, Loi Cosmique.


    Commentant les dictées des années trente et cinquante, les Maîtres ont souligné que le matériel mis à disposition était dix fois plus important que la somme nécessaire à l’Ascension. Donc, l’exigence de l’heure est d’étudier, de pratiquer ce qui a été offert et de diffuser les travaux des Maîtres Ascensionnés. Le Maha Chohan a déclaré en octobre 1959, dans un article publié par le Journal du Pont : "Chacune des planètes de notre soleil doit être pressée d’entrer et de se maintenir dans l’orbite de la planète graduante. Nous sommes, par conséquent, forcés d’atteindre rapidement l’humanité, tous ses membres, et je compte sur l’assistance de chacun dans la poussée cosmique de l’heure."

     

     



     

     Géraldine Innocente

    Le Premier Rayon


    Article 1

    Message de Darjeeling

    Novembre 1953


    Mon cher chéla,


    De Darjeeling, je t’apporte le salut de la Fraternité, dont le credo spirituel est : "je veux !"


    En examinant la récolte provenant des graines semées dans cette nouvelle entreprise, je vois une progéniture croissant rapidement, dont les cris affamés peuvent être entendus aujourd’hui par les atomes constituant ses corps et vivant en divers endroits du globe terrestre. 


    Je souris en te voyant compiler nos paroles pour le plaisir et la joie des fidèles ! Je ne peux m’empêcher de dire, en passant, qu’il ne faut pas t’attendre à une joyeuse réception de mes conseils audacieux, exception faite d’âmes honnêtes, peu nombreuses, qui bénéficient d’une poussée vers un but. Cependant, pour celles–ci, il est sage de donner, en même temps que l’opportunité, la responsabilité qui toujours accompagne la révélation du vaste inconnu, en octroyant à la conscience de l’aspirant la joie discutable de percevoir la Vérité et de voir la lumière se projeter sur les ombres soigneusement entretenues de sa sphère personnelle.


    Avec mes bénédictions !

    M


    La Prière Védique


    "Ô Toi, Sainte et Infinie Présence de Dieu, Source Divine de toute Vie ! Que Ton Nom sacré soit sanctifié ! Nous nous inclinons devant Toi en signe d’humble gratitude, nous Te louons et Te rendons grâce pour Ta Suprême Présence dans cet Univers. Parce que Tu es, I AM !


    Nous Te retournons, Tout–Puissant, tout le pouvoir et toute la domination que nous ayons jamais investis dans des manifestations imparfaites, visibles ou invisibles, parce que Tu es tout le Pouvoir de l’Univers, il n’y en a pas d’autre qui puisse agir. Que Ta Volonté soit faite maintenant, en nous et par nous ! Que Ton Royaume se manifeste sur la face de cette Terre, à travers les cœurs de tous ceux qui sont assez bénis pour y vivre !


    Ô Bien–Aimé Être Suprême, nous élevons vers Toi nos cœurs, nos yeux, notre conscience.


    Épanche sur nous Ta substance, à chacun selon ses besoins, afin qu’avançant en Ton Nom et pour Te servir, nous ne nous en trouvions pas, un jour, dépourvus.


    Nous demandons pardon pour toutes les transgressions de Ta Loi d’Amour et d’Harmonie, pour nous–mêmes et pour toute l’humanité, pour les forces du Royaume Elémental et pour le Royaume de la Nature. Donne–nous aujourd’hui Ton Pouvoir et Ton Désir de pardonner à tous ceux qui ont pu nous affliger, maintenant et depuis l’origine des temps.


    Parce que Tu es avec nous et en nous, nous ne craignons aucun mal, car il n’y a pas de pouvoir séparé de Toi qui puisse blesser, détruire ou dépouiller la Vie de sa beauté d’expression. Tu es la Force et le Pouvoir par lesquels nous avançons toujours sur le Chemin de la Vertu, et maintenant, ô Père de Lumière, montre–nous toute la Gloire que nous avions avec Toi au Commencement, avant que le monde ne fut ! Ainsi soit –il !"


    [Selon Géraldine Innocente, le Notre Père a son origine dans la Prière Védique]

     

     

    Le Premier Rayon 


    Article 2

    Le Premier Rayon et son Chohan, El Morya

    Février 1953

     


    Chéla bien–aimé,


    Le Premier Rayon occupe une position unique dans le grand plan évolutif de la Création, parce qu’il est l’impulsion originelle par laquelle les idées, nées du Cœur et de l’Esprit de Dieu, sont pourvues de vie.


    La conscience humaine, ou externe, n’aime pas le changement, même celui qui entraîne un mieux, parce qu’il impose la mobilisation des énergies individuelles. Ainsi, les hérauts de mouvements nouveaux, d’idées nouvelles, de déviations alarmantes des politiques, méthodes et concepts séculaires, ne sont pas populaires auprès des masses et rencontrent même une forte résistance de la part de soi–disant pionniers audacieux de la race !


    Les membres du Premier Rayon sont façonnés dans le feu le plus pur du Cœur même de Dieu, et le creuset dans lequel ils sont trempés est rempli des flammes du Cœur des plus grandes Entités qui entourent le Soleil lui–même. De la sorte, placés dans les mains du Maître et dirigés comme une lance dans la masse résistante de la matière, ils sont capables de rester forts, authentiques et fermes sans broncher devant la résistance de la substance récalcitrante qui doit être rachetée.


    Le fer de lance doit être acéré, précis et fort, toujours dirigé vers le but visé par le Maître. Il doit être désintéressé, de peur que sa force ne s’utilise pour sa propre volonté et que la poussée ne manque sa cible cosmique. Il doit être préparé à la résistance de l’objet qu’il doit transpercer pour atteindre son but et, en même temps, il ne doit pas faire cas de cette résistance.


    Le manche de cette lance, c’est la dynamique entière du courant de vie, car le chéla ne vaut que par la totalité de ses acquis d’énergie qui projettent le fer de lance vers son but. Après le façonnage du fer de lance, le Maître passe beaucoup de temps à apprêter le manche, prenant soin de chaque électron sur le parcours de sa longue surface, le purifiant, le renforçant et le préparant pour son service.


    Voilà le processus dans lequel je suis engagé aujourd’hui ! Je te remercie de ta coopération et de ton désir affectueux de m’assister. J’apprécie ton amour et ta confiance ! Je me montrerai digne des deux, si tu as la patience d’attendre jusqu’à ce que je sois capable de façonner à partir de la substance de ce maya [N.d.T. : maya = monde de l’illusion] mouvant, le canevas clairement tracé de la Volonté de Dieu. C’est une chose de copier la forme–pensée du Père à partir de la substance obéissante des niveaux intérieurs et d’y insuffler la vie de ton propre être, sachant qu’elle restera telle quelle, mais c’en est une autre de créer tous les jours une forme–pensée pour une nouvelle activité, de lui insuffler ta vie et de la confier ensuite aux soins discutables de chélas qui la mettent en pièces dans le cours d’une seule journée. C’est là que j’apprends l’art noble de la Patience, avec un grand P !


    Mais le jour arrivera où les enfants de la Terre salueront le Plan de Dieu, le révéreront et conjugueront leurs énergies individuelles pour l’entretenir dans sa pure perfection, tel qu’il nous parvient du Cœur du Père de la Vie !

    M

     Le Premier Rayon


    Article 3

    Le service à la Vie du Maître El Morya

    Avril 1953


    Amis Bien–Aimés,


    Permettez au Rayon Cristal de l’Illumination Divine de pénétrer ce jour dans vos esprits et de dissoudre les ombres des conceptions, opinions et confusions humaines ! Laissez la pleine lumière de l’Intelligence Divine utiliser l’instrument qu’est votre structure cérébrale et mener vos efforts individuels et collectifs vers une manifestation heureuse et réussie !


    Donner des directives claires est un talent merveilleux, les recevoir avec précision est un accomplissement majeur, combiner les énergies et la substance de vie pour suivre ces directives est, des trois, la partie la plus louable !


    Voici mon service à la Vie : dissiper la substance et l’énergie déposée dans le courant de vie par des siècles d’énergie mal qualifiée, ouvrir le canal naturel par lequel le Je Christique peut se connecter à la conscience extérieure et, à travers le je personnel, atteindre son but cosmique.


    Chaque activité, comme chaque individu, doit avoir un cœur et une tête. Comme votre Bien–Aimé Saint–Germain vous l’a dit : "Dans les Sphères Parfaites, le Cœur et la Tête ne font qu’Un, en but et en sentiment." Ma tâche est d’établir une connexion intelligente et consciente entre notre Octave et la vôtre, afin que chaque étudiant entrant dans cette communion puisse partager notre dessein et représenter ce but dans le domaine particulier où ses propres talents l’ont placé.


    Alors, par sa compréhension illuminée et consciente, la Tête sera capable de diriger les énergies de tous ceux qui voudraient en appeler à elle et solliciter son assistance. Par le rayonnement des Maîtres d’Amour et par l’action nutritive des qualités Divines individuelles au travers des courants de vie choisis pour canaliser la Nature Divine, nous espérons nourrir les étudiants comme le cœur nourrit le corps.


    A cet effet, nous avons sélectionné dans le corps de cet Univers, délibérément et très soigneusement, des courants de vie à caractère mental prédominant, de même que d’autres où prévaut l’émotion. C’est la combinaison de ces deux éléments qui a provoqué quelque confusion dans la conscience de ceux qui font partie du creuset de notre expérience.


    La dispersion des grains spirituels a donné une bonne moisson dans un court laps de douze mois et, ce qui est plus remarquable, la réponse est venue de ceux qui souhaitent participer à un service actif, et non de dilettantes spirituels qui papillonnent de mouvement en mouvement, suçant le nectar spirituel de chaque fleur ouverte, mais ne souhaitant pas engager leurs énergies à servir le Plan.


    Lorsque nous avons l’occasion de recueillir le service offert par l’humanité, on ne peut trop insister sur le fait qu’un tel désir doit être bien adapté par des mesures suggérées, afin que les courants de vie puissent collaborer à nos entreprises et à nos services actuels à la vie. En offrant de réunir, de manière rythmée, ceux qui se sont engagés spirituellement à favoriser ce service, nous souhaitons non seulement les bénir par notre présence, mais aussi leur permettre d’amener le résultat de leurs efforts sur le terrain à l’attention du groupe coopératif, afin que l’aide la plus importante soit apportée par l’action de l’ensemble.


    La Loi est la Loi ! Personne ne peut surmonter la loi de la gravité sans respecter certaines disciplines de respiration et d’abstinence. Bien que des milliers d’entre nous utilisent les bienfaits de la lévitation, jusqu’à ce que l’homme le veuille suffisamment, nous interroge quant à cette loi et la vive, nous marchons dans la dignité du silence... et sommes la Loi incarnée !


    Si vos activités ont pour but de bénir la race, faites que chacun devienne la plénitude de sa propre Nature Divine, et abordez chaque service, non pour imprimer la force d’une opinion personnelle ou celle d’une volonté humaine pédante et dogmatique, mais pour être comme une baie vitrée à travers laquelle la Lumière spirituelle du Soleil pénètre librement et nourrit votre mouvement, de même que toutes ses parties.


    Rappelez –vous qu’à cause de l’amour, de la sagesse, de l’équilibre, du conseil, de la fraternité manifestée, de la patience, de la gentillesse et de la compréhension, l’attention des bonnes âmes se focalise sur vous dans le monde entier !


    Votre
    M
    plein d’espoir.

     Le Premier Rayon


    Article 4

    El Morya, Correspondant Cosmique

    Juillet 1952


    Chéla bien–aimé,


    Peut–être te plaira –t –il d’apprendre comment je mène une carrière de Correspondant cosmique, une fonction dont je n’avais pu concevoir, même dans mes rêves les plus chers, qu’elle pourrait correspondre à mon propre caractère. Pourtant, la beauté de la vie est telle que je prends un plaisir entier à la liberté de l’échange des consciences, et je trouve bénéfique à l’extrême d’être connecté de cette manière à la vibration et à l’onde vitale des étudiants.


    Tu te souviendras comment notre bien –aimé Jésus sentit qu’on effleurait le bord de son vêtement. La périphérie de notre sphère d’influence individuelle est le bord de notre vêtement et, au moment même où un individu pense à nous, nous appelle ou nous écrit, nous avons conscience de la vertu ou essence de vie qui jaillit de nous –mêmes en réponse à cet appel. En fonction de l’activité dans laquelle nous sommes engagés, nous sommes libres de suivre la ligne d’énergie de cette activité et de nous concentrer en temps utile sur la requête spécifique du chéla.


    Dans tous les cas, la substance protectrice et le manteau de notre amour s’étend immédiatement pour envelopper l’aura du solliciteur, mais souvent, les détails de la communication doivent attendre que nous soyons disponibles pour nous engager dans l’examen des demandes spécifiques et du contenu général, selon les circonstances. Ma correspondance est rassemblée par des chélas dignes de confiance et expédiée à d’autres faisant partie de mes ashrams privés, ainsi que j’en donne l’instruction de temps en temps, et qui servent de relais d’où je m’efforce de rattraper mon retard et de traiter les cas de l’heure. Alors, je lis chaque ligne et chaque mot qui me sont écrits et réponds du mieux que mes humbles capacités me permettent de le faire.


    Saint–Germain lui–même, le Bien–Aimé, vous a certifié qu’aucun membre de l’Armée Ascensionnée ne s’est jamais senti offensé et ne pourrait jamais l’être par une demande lui parvenant. Cette idée est véritablement fantastique. Le service à la cause universelle de Dieu et l’amour d’un courant de vie pour cette cause sont suffisants pour lier au chéla le Cœur du Maître à travers une éternité d’efforts humains, d’erreurs et de tâtonnements qui, par nécessité, occasionnent certaines fautes par lesquelles l’âme croît, mûrit et se renforce.


    Lorsque l’occasion le justifie, et s’il se trouve quelque valeur dans nos humbles conseils, citez–en des extraits en toute liberté, mais soyez avertis : la nature humaine n’aimera pas votre association avec nous. Quelquefois, dans le partage de votre don, à moins que vous ne le dissimuliez soigneusement, son essence parfumée sera recouverte par le souffle empoisonné du doute et de la jalousie ! Parés de la Robe de Sagesse, vous êtes entièrement libres d’agir en toutes circonstances selon l’impulsion de votre cœur. Un jour, avec l’aimable permission des quelques privilégiés, ainsi que le Maha Chohan aime à vous appeler, nous compilerons, et cela dans les temps voulus par Dieu, les parties impersonnelles de toutes les lettres qui peuvent être bénéfiques pour d’autres.


    Le nouvel ordre du jour est d’intéresser et d’attirer les gens qui pensent...


    En camaraderie et en service, votre

    M

     Le Premier Rayon


    Article 5

    Le Grand Abysse

    Mars 1953


    Mes chers amis,


    L’an passé, le grand abysse a été franchi en toute sécurité par de nombreux et aimables pieds, depuis que, pour la première fois, j’ai tendu mes mains pour former un pont entre notre octave et la vôtre. J’ai attendu, espérant que vos propres mains pourraient attraper les miennes, pour que nos forces réunies constituent un passage ferme, sur lequel les pieds de l’homme puissent marcher en toute sécurité vers les Royaumes de Vérité !


    Nous sommes restés bien longtemps dans le bonheur du Pays de Lumière en regardant les cohues grouillantes du genre humain qui avançaient jusqu’au bord de l’abysse pour s’en retourner, incapables de faire le saut. Chaque conscience qui jette le rayon de sa propre foi par–dessus le gouffre et rapporte les bénédictions de notre Royaume élargit et renforce le pont. Comme tant de gens ont choisi d’entrer en pensée et en émotion dans le monde des Maîtres d’Amour, nous, aux niveaux intérieurs, disposons d’un pont tout à fait merveilleux, construit à partir des énergies de tous ceux qui y ont aspiré.


    Mon humble effort de surmonter l’abîme qui se dresse, telle une impitoyable vague déferlante, entre la conscience externe et le Royaume de nos Activités, a récolté une bien plus grande moisson que celle que nous pouvions imaginer pour un si court laps de temps !


    Pour vous servir, votre

    M

     

     Le Premier Rayon


    Article 6

    Les Constructeurs du Pont – 1

    Janvier 1953


    Chélas bénis,


    En réponse à vos nombreux appels et à l’amour sincère de votre cœur, je saisis l’occasion pour vous assurer que j’accepte avec reconnaissance votre invitation à être parmi vos hôtes. Lorsque n’importe quel centre s’offre à la Grande Fraternité Blanche, vous pouvez être certains qu’il est utilisé en tout temps au maximum, même si la conscience externe du chéla ne perçoit pas toujours l’activité qui nous occupe.


    La compréhension totale de la Loi cosmique relative à la conscience aiderait énormément à illuminer les êtres bénis et à rendre évidente la grâce qui nous est accordée lorsque nous avons la permission de créer un pont entre la conscience externe de ceux ayant choisi d’en faire usage et notre octave. L’ordre naturel veut que chaque homme élève sa propre conscience vers une association avec nous. Parfois, un courant de vie offre d’effectuer ce service pour d’autres et, par le canal étroit d’une corde d’argent, l’abondance du Ciel afflue vers les nombreux vaisseaux qui attendent sincèrement de la recevoir. Il n’est jamais révélé combien de temps dure une telle dispensation, car la récolte provenant des graines ainsi semées est à la mesure de la Loi cosmique
    impersonnelle.


    Alors, nous nous efforçons d’expédier le matériel le plus important dans le temps qui nous est imparti, exactement comme le sage Commandant de l’Armée utilise sa ligne de sauvetage pour sauvegarder son équipage.


    Chaque homme qui est assez béni pour avoir reçu l’amitié et l’amour des Maîtres doit croître à partir des graines semées dans sa propre conscience. Autant que faire se peut, nous augmentons ces semailles partout et toujours, lorsque nous voyons qu’une récolte est possible.


    Votre serviteur

    M

     Le Premier Rayon


    Les Constructeurs du Pont – 2

    Août 1953


    Chélas bien–aimés,


    Ô combien nous vous sommes reconnaissants d’avoir décidé de mélanger les énergies de vos propres Corps Causaux et courants de vie aux pressions de la Lumière Divine que nous concentrons et dirigeons actuellement à partir de vos humbles centres à travers toute la conscience mentale et émotionnelle de l’humanité.


    Partout où l’occasion se présente, les Veilleurs de la lumière de l’âme humaine s’efforcent de créer des centres spirituels constitués par les énergies des courants de vie disponibles et, par leur intermédiaire, d’instiller dans la conscience des individus un peu plus d’essence de vérité, d’amour de la liberté et de désir dans le cœur pour la libération de Dieu en eux–mêmes. C’est, au mieux, un processus lent et fastidieux, mais grâce à notre dispensation actuelle, nous avons la possibilité d’accélérer ce processus par les énergies combinées de ceux qui sont venus de leur plein gré s’asseoir aux pieds du Maître.


    L’attention rehaussée de chaque individu amène son énergie de vie dans l’octave au–dessus de celle sur laquelle fonctionne généralement sa conscience externe. Nous–mêmes, de notre côté du voile, dirigeons notre conscience en aval et, par l’intermédiaire de l’attention de l’esprit des étudiants, nous lions littéralement nos propres courants de vie à leurs mondes. Ainsi, un pont d’énergie intelligente se crée, chaque prière, aspiration, décret, chant et pensée des étudiants forme une autre travée qui nous permet, en retour, de diriger vers le bas un rayon correspondant. Au commencement d’une telle coopération, le pont est aussi fragile qu’une toile d’araignée et, jusqu’à ce que les énergies soient dirigées par le directeur vers cet arc en un mouvement ascendant, nous sommes obligés de retenir l’épanchement de nos énergies, lesquelles ne peuvent être libérées qu’en réponse à la demande des énergies des étudiants et en proportion de cette demande. C’est pourquoi nous ne savons jamais à l’avance quelle quantité exacte de notre lumière, guérison, illumination, paix, compréhension et amour sera libérée dans une réunion, parce que les énergies volontaires des étudiants constituent les fils conducteurs des dons de nos cœurs. Ne voyez–vous pas combien nous sommes reconnaissants de la présence dans les groupes de chélas conscients, qui comprennent l’action intérieure de la Loi et non seulement projettent la pleine force de leurs propres énergies vers le haut par vagues constantes, alertes et contrôlées, mais dirigent aussi vers les Cieux les énergies plus récalcitrantes de ceux qui sont moins au fait de la signification spirituelle de chaque classe ?


    Les bienheureux qui viennent entendre la Parole recherchent la compréhension et les bienfaits qui rendront la vie individuelle plus heureuse et plus paisible. Le chéla doit comprendre qu’en contrepartie de la dispensation des Maîtres, le pont intérieur se forme à partir des énergies du groupe et devient le conducteur par lequel les pouvoirs des Sphères supérieures affluent dans l’atmosphère entière de la ville, de l’état et de la nation. Si nous avons la chance de trouver une collaboration suffisante, les bénédictions seront aussi bien planétaires que locales. De la même manière qu’un instrument de musique doit être accordé pour transmettre un son parfait, le chéla doit se préparer et augmenter la vibration de son aura individuelle avant de l’offrir comme conducteur, afin de contribuer en tout temps et du mieux possible à l’activité du groupe pour un résultat optimal.


    Alors, quand les énergies du groupe sont dirigées vers le haut et que les courants de guérison sont attirés vers le bas, une vague puissante d’énergies purifiantes déferle et conditionne les corps mental, émotionnel, éthérique et physique des étudiants, ensuite, la charge d’énergie est libérée et transportée par les Anges de Guérison et de Miséricorde dans le reste du monde.


    Je ne puis assez souligner ce que font pour le monde entier et pour son atmosphère intérieure l’extraction, la concentration et la projection de vagues d’énergies à partir d’une classe vivifiée par la Présence d’un Maître Ascensionné. Je voudrais pouvoir lever le voile de maya et vous permettre de voir leur action interne, car je sais que cela vous stimulerait dans vos entreprises et vous pourvoirait d’un grand enthousiasme spirituel.


    Pour l’instant, vous devez vous fier à la sincérité de mes paroles.


    Quelques–uns des Temples éthériques n’ont jamais été du tout extériorisés sur le plan physique. D’autres ont été abaissés grâce aux efforts de collaboration de courants de vie incarnés. Par malheur, des actions cataclysmiques ou la dissolution naturelle de la forme au cours de civilisations décadentes les ont effacés et ils ne subsistent plus que dans leur perfection éthérique.


    L’un après l’autre, ces Temples ont été détruits, mais les Dévas d’amour et de lumière en ont maintenu la contrepartie éthérique, et ils sont encore utilisés comme calices par lesquels le Feu Sacré est focalisé à partir des Octaves supérieures, dans l’espoir que l’humanité se branchera à nouveau sur leur action vibratoire et recommencera à attirer des rayons individuels de leurs énergies vers l’atmosphère physique de la Terre...


    Avec amour et affection, votre

    M

     Le Premier Rayon


    Article 7

    La répugnance humaine envers le changement

    Janvier 1953


    Chélas bien–aimés,


    Je n’ai pu m’empêcher de sourire en entendant le discours affectueux du Maha Chohan, dans lequel il a exprimé sa gratitude et ses remerciements pour l’invitation à franchir le seuil de la conscience humaine et à accepter l’hospitalité douteuse d’une association avec la conscience externe.


    Depuis notre entrée dans la société, nous avons été l’objet d’invitations qui seraient risibles s’il n’en dépendait pas autant.


    Les premières ouvertures timides qui nous ont été faites par les pionniers spirituels les plus audacieux ressemblent à peu près à ceci : "Etes–vous là ? Bien, si tel est le cas, donnez–vous la peine d’entrer ! Mais sachez que mon monde est parfaitement ordonné. Alors, s’il vous plaît, ne dérangez rien ! Il me serait agréable que vous restiez un moment et me racontiez tout sur moi–même !"

     
    De toute évidence, nous ne pouvons même pas penser à une personne sans déranger le rythme de son monde, encore moins faire le pas vers une association réelle. Ainsi, la porte est close avant même que nous puissions accuser réception de l’invitation, dans la mesure où l’on peut appeler cela une invitation !


    Dans les rares occasions où nous avons eu la permission de répondre et d’entrer dans le monde du chéla, bien sûr, des choses ont commencé à se produire. La pile vivante de nos énergies, aussi atténuées que soient celles–ci, alimente tout ce qu’elle touche. Ainsi commence, lorsque nous pénétrons dans la conscience, une restructuration du monde de l’étudiant. C’est aussi inconfortable qu’un déménagement, une rénovation ou des améliorations le sont pour le je, qui se complaît dans la stagnation. Alors se produit la réaction ! Déception du chéla et, habituellement, éviction forcée de l’Invité ! C’est ainsi que se termine la douce association entre l’homme et ses Maîtres !


    Oh, l’habitant des lieux [N.d.T. : le je externe, Dans le texte original : the dweller on the threshold (l’habitant sur le seuil)] est bien connu des Fils du Ciel. Lorsque nous recevons un appel sincère du cœur des hommes, nous considérons avec attention l’habitant par lequel nous devons passer pour avoir accès au monde du chéla.


    Voilà, assez plaisanté sur les pensées empreintes de bonté du Maha Chohan... Et maintenant, au travail !


    Vous trouverez toujours l’Habitant sur mon seuil pour vous souhaiter la bienvenue, à vous, cœurs, âmes et corps !


    Votre

    M

     Le Premier Rayon


    Article 8

    La victoire sourit aux audacieux

    Juillet 1953


    Chélas bien–aimés,


    Que la lumière du Ciel se fasse sentir à travers les énergies de votre monde et en devienne le contrôle directeur jusqu’à ce que le pouvoir focalisé à l’intérieur et dirigé vers l’extérieur devienne l’intelligence gouvernante de toute activité par laquelle la vie, où qu’elle soit, choisit dans sa glorieuse espérance d’extérioriser Dieu à travers votre je.


    Certains individus qui mettent le pied avec précaution sur le Roc de la Vérité s’attendent à ce qu’il se dissolve à chaque instant en une fine poussière, les laissant tremper dans l’eau de maya, dans une indignité manifeste, et les expose à la risée de leurs concitoyens plus conservateurs et méfiants.


    Oh, que l’ego souffre lorsqu’on se moque de lui ! L’homme commun, qui recherche l’approbation populaire, n’affrontera jamais la houle au –delà des eaux calmes de l’adoration orthodoxe et ne se lancera jamais à coups de rame audacieux vers d’autres rivages, de peur que le but ne soit un mirage et que lui –même ne doive être ramené honteusement vers son point de départ par l’équipage narquois d’un bateau de sauvetage !


    Lorsque, çà et là, nous pouvons capter la vision d’un chéla et, agitant le drapeau de la Liberté, conserver son attention assez longtemps pour lui faire faire le plongeon, nous réussissons, non sans effort, à nous assurer une nouvelle conscience par laquelle, en temps voulu, nous pourrons établir un pont sur les eaux de maya et créer un passage plus facile pour les masses timides !


    Vous qui nagez dans le fort courant de la Rivière mystique, vous nous trouverez toujours à vos côtés. Un jour, vous trouverez le lit de la rivière qui monte à la rencontre de vos pieds tâtonnants et vous accomplirez le reste du chemin vers ce rivage lointain en marchant en sécurité, pour revenir ensuite, quand les circonstances le demanderont et l’Amour le voudra, conduire d’autres âmes vers une liberté semblable au Nom de Dieu et des saints Fils du Ciel.


    M

     

    Le Premier Rayon 


    Article 9

    L’évolution du chéla, accélérée par association avec le Maître

    Juillet 1953


    Chélas bien–aimés,


    Dans la conscience de chaque chéla, il y a un point de contact avec le monde de la forme comme avec le Je Divin ! Chaque courant de vie parcourt l’univers, guidé par l’un ou par l’autre, et souvent par les deux... prenant la route montante, ou descendante, selon l’humeur du moment.


    Lorsque l’âme s’éveille à la conscience de son Divin Précepteur, elle commence à rechercher ses directives et s’efforce, dans la mesure de ses capacités, de marcher sur le Chemin qui lui est tracé. C’est ainsi que l’âme se développe et qu’en elle, l’Esprit se renforce. Voilà le développement naturel, selon la Loi Cosmique. Il est beaucoup plus lent que le développement accordé à quelqu’un ouvert à sa Présence, auquel le Maître a l’autorisation d’apporter la richesse de sa conscience. Mais d’une certaine manière, il est plus confortable, parce que seule la présence de la lumière intérieure propre à l’individu demeure la motivation de l’action. Quand survient l’association consciente avec le Maître, la pression sur la motivation contient la dynamique cosmique, entière et accumulée, du Maître, et celle–ci force l’ego à exécuter un schéma qui lui semble parfois trop vaste à manifester.


    C’est donc avec beaucoup de précautions que nous demandons l’autorisation de présenter un plan d’action à un chéla. S’il ne sait rien d’une telle possibilité, il est heureux dans son ignorance et progresse lentement sur le chemin tracé par la douce lumière de son propre esprit. Cependant, lorsque le vaste panorama du futur lui est révélé, de même que le rôle qu’il doit y jouer, l’étudiant consciencieux ressent, en même temps que la pression de ce qui devrait et pourrait être réalisé, l’insuffisance de ses propres capacités. Certains plient sous le poids de leurs limitations et sont plus malheureux que s’ils n’avaient jamais connu les possibilités qu’offrent l’association consciente et le compagnonnage avec les Êtres qui voient le passé, le présent et le futur !


    D’autres, en acceptant joyeusement le défi, choisissent de poser leur candidature au service, en accord avec la suggestion du Gourou. Si la Loi constate que l’association amène des tensions et le malheur, alors la porte se ferme par miséricorde, en partie ou totalement, afin que l’âme puisse trouver la paix dans une progression plus douce et mesurée.


    Nous avons réussi au–delà de nos espoirs les plus fervents à pénétrer dans la conscience de courants de vie réceptifs, et ils sont maintenant désireux d’associer leurs énergies en un service collectif et individuel. Nous en sommes extrêmement reconnaissants, même si les pressions de l’association ont été parfois un peu fortes sur les bergers des troupeaux !


    Puis–je vous suggérer de développer les opportunités qui sont les vôtres ? N’aspirez pas à de plus grands pouvoirs, tant que ceux qui sont entre vos mains ne sont pas entièrement utilisés, car des pouvoirs accrus apportent plus de responsabilités ! Il est de loin plus avantageux pour le chéla de garder sa conscience actuelle que de recevoir des talents que son âme ne peut ou ne veut pas incorporer dans le service du jour !


    Votre

    M

     

     Le Premier Rayon 


    Article 10

    Le but de la Nouvelle Entreprise

    Septembre 1952


    Amis bien–aimés,


    En regardant dans les replis secrets du cœur et de la conscience, je constate que la paix, qui est l’héritage naturel de la nature spirituelle évoluante, en est absente. La paix est comme une tonnelle en pleine floraison qui protège le Bouddha contemplatif sur son trône de lumière en forme de lotus, sans elle, il n’y a ni développement personnel, ni possibilité de devenir pour les autres le levain dans le pain.

    Pour cette raison, je vous raconte aujourd’hui l’histoire du Pont :


    L’état de conscience des chercheurs de la Vérité justifiait qu’ils eussent l’opportunité de trouver la paix dans la compagnie des Maîtres, sans payer tribut à la personnalité. J’eus l’idée d’offrir cette possibilité, cette porte ouverte qui permettrait au baume de la Présence, à la joie de l’amitié des Maîtres et à la liberté de conscience d’affluer librement vers toute vie sans requérir d’allégeance envers aucune forme humaine.


    Comme les chélas capables de recevoir la parole du Maître ne sont pas légion, et comme l’hémisphère occidental avait été choisi pour cette dispensation, nous pensâmes à détourner de toute forme d’ego l’attention des bénéficiaires de l’instruction. C’était une exigence préalable à la réception, à la préparation et à la diffusion de nos paroles. L’obéissance, le silence et l’absence de curiosité étant des exigences sortant de l’ordinaire pour des chélas conscients sur le Chemin, je n’estimai pas nécessaire d’insister sur la personnalité de ceux qui s’offrirent à nous aider, chacun accomplissant sa tâche au mieux de ses capacités et talents individuels.


    Je souhaite relever qu’aucun Maître ne demandera jamais à quelque courant de vie que ce soit qu’il entreprenne une action quelconque, physique ou interne, dans laquelle la force agissante de la lumière de son âme ne contribue pas librement et joyeusement à la puissance et à l’avancement de sa foi et de ses convictions intérieures.


    Je reçus des Seigneurs du Karma une autorisation limitée, par laquelle je m’efforcerais d’apporter aux gens les bénéfices des activités intérieures de la Fraternité qui ont lieu actuellement dans tout l’Univers. Cela n’entrerait en aucune manière en conflit avec l’Instruction diffusée précédemment, sauf qu’en des circonstances spécifiques, lorsque quelqu’un avait coloré la Vérité, je tâcherais de corriger l’interprétation de la Loi. C’était le seul but que je poursuivais en sollicitant cette dispensation, par laquelle plus de gens pourraient bénéficier de la compréhension de la Loi en coopérant avec elle. Cela leur permettrait de commencer individuellement à générer et à répandre la lumière de leur propre cœur et de contribuer ainsi à la lumière du monde.


    Au travers d’associations anciennes et au vu de certains développements de la nature intérieure, je remarquai quelques courants de vie dévoués qui, d’après moi, pourraient montrer un intérêt pour une cause aussi empreinte d’innocuité et seraient aptes à marcher vêtus de la Robe de la Liberté.


    Je souris en voyant le désir humain de connaître le Plan. Lorsque le voile se lève, ne serait–ce que légèrement, le je crie d’horreur à la vue du Chemin ! C’est pourquoi le voile, tant méprisé par le chéla, a été accordé par Dieu dans Sa clémence pour dissimuler le passé dans les plis veloutés de l’oubli, de manière à ce que l’âme ne souffre pas de la mémoire de ce qui fut. C’est aussi pourquoi le Voile blanc du lendemain inconnu est saupoudré d’espoir et de promesses occultant les choses qui doivent être. Seul le fort peut demander que se lève le rideau et entrevoir ce qui a été, ce qui pourrait être et ce qui, dans le cours ordinaire de la vie, doit être ! Comme Dickens l’a si bien décrit dans son ouvrage Christmas Carol, ce que l’homme craint le plus est l’Esprit des choses à venir.

    M

     Le Premier Rayon 

    Article 11

    Le service universel des Maîtres

    Septembre 1952


    Chélas bien–aimés,


    Durant les cinquante dernières années, je me suis trouvé dans plus de salons de lecture miteux des grandes villes, aux côtés de plus de femmes et d’hommes bien intentionnés, présentant pleins d’espoir un aspect de la Vérité à une poignée de chercheurs pitoyables, que je ne pourrais compter dans l’espace d’une heure. Oh oui ! J’ai été en de nombreux endroits, dans de nombreux cœurs et auprès de nombreux bergers bien–aimés, et même en chaire dans de nombreuses églises orthodoxes [N.d.T.: classiques, conformes à la doctrine établie] pour le bénéfice inconscient d’un ministre ou d’un prêtre officiant qui, probablement, aurait exorcisé avec horreur ma personne s’il avait su ma présence. Je suis très au fait de l’exorcisme !


    N’est –il pas navrant que la Source unique, d’où proviennent toutes les bénédictions, soit nécessairement dans la coupe choisie par l’adorateur [N.d.T.: conforme à son système de référence] faute de quoi il la balayera des mains du Visiteur et diffamera celui–ci. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous revêtons le fin voile de l’invisibilité qui nous sépare de la vue physique de ceux que nous aimons. Le principe de la vie est que lorsqu’un individu se voue à devenir un instructeur de la Loi, si sa motivation est de répandre la lumière et non d’en faire commerce, nous l’enveloppons immédiatement de notre protection et de nos conseils. Nous voudrions que de tels cœurs sincères aient la chance de s’épanouir dans un endroit de beauté...


    Un jour, cela se fera.


    Je suis votre Ami de Lumière pour toujours et ma présence ne sera jamais dissoute par le fanatisme immature des fidèles.

    M

      Le Premier Rayon

     

    Le Plan Divin – 1

    Avril 1953


    Mes bien–aimés,


    C’est une triste constatation, démontrée par des siècles d’actes consignés par le sang vital des hommes et femmes les plus sincères, que, très souvent, la douce essence de l’esprit se perd dans les processus d’organisation, et que plus d’un mouvement, né dans l’amour, meurt étouffé par l’instrument même créé pour le servir...


    Cette nouvelle entreprise est conçue dans ma vision comme le Soleil lui–même, et chaque étudiant doit être un canal par lequel les qualités et la nature du Soleil doivent se répandre sur les gens.


    La sélection des courants de vie a été faite avec soin, de manière à ce que le service potentiel que chacun rend soit développé et intensifié à chaque rencontre successive. Le rayonnement des Maîtres est la puissance qui développe ces Natures Divines, toute la lumière et l’amour réunis des étudiants deviennent une Coupe à laquelle chaque âme timide et chaque cœur assoiffé peuvent se désaltérer pour s’alimenter, pour espérer et pour s’instruire.


    Autour du Soleil physique se trouvent douze grands Royaumes, qui ont été présentés à l’humanité comme les signes du Zodiaque. Ils sont les qualités Divines naturelles de l’Être parfait, et chacune des Intelligences ayant pris la responsabilité de maintenir un centre particulier de la Nature de Dieu a édifié à l’intérieur de son propre courant de vie essentiellement la qualité de ce centre. Cela l’a rendue, avant toute autre chose, apte à ce service.


    Comme la Terre et les planètes tournent autour du Soleil, elles sont baignées par périodes de trente jours dans une radiation particulière représentant la qualité du mois. Graduellement, par le biais de la radiation spécifique et par la proximité de cette facette de la Nature Divine, elles développent en elles –mêmes la qualité qui correspond à cette radiation.


    Votre

    M

       Le Premier Rayon


    Le Plan Divin – 2

    Janvier 1953


    Chélas bien–aimés,


    Je vous remercie du profond intérêt que vous portez à nos entreprises et de me fournir l’occasion d’incorporer à nouveau les énergies volontaires d’êtres non ascensionnés dans une activité qui représente la Volonté et le Dessein du bienheureux Seigneur du Monde !


    La Loi Cosmique ne permet au Plan Divin de se manifester dans une évolution qu’en proportion de ce qui peut être assimilé et transmis par la conscience de quelques membres du corps évoluant. Le premier pas est d’attirer l’attention, de susciter l’intérêt et de gagner la compréhension et la loyauté d’êtres non ascensionnés. A ce stade, nous devons obtenir l’accord du Conseil Karmique avant d’employer quelque moyen extraordinaire que ce soit pour connecter notre conscience à celle des chélas. Plus le moyen est spectaculaire et concret, plus il ne suscite qu’un intérêt fugitif de l’humanité, moins le Conseil est disposé à suivre la requête du Maître, parce que, très rarement, le bien accompli compense les formidables dépenses d’énergie exigées par une telle entreprise.


    Lorsque nous détectons un chéla qui réponde de tout cœur, sans exiger que nous fassions littéralement le poirier sur le lieu de son propre choix, nous y voyons une opportunité de traverser le voile dans une tentative d’offre d’amitié et de service coopératif.


    Ceux qui participent à cette entreprise feront d’elle ce qu’ils voudront, parce qu’elle ne sera ni plus ni moins forte et efficace que ce que les énergies de chaque individu permettront qu’elle soit. Si les chevaliers du Roi Arthur avaient été aussi intéressés à soutenir la Cour qu’ils l’étaient à poursuivre leurs propres intérêts, elle serait encore aujourd’hui le corps gouvernant d’un empire mondial. Chaque organisation doit avoir un centre de cœur d’où l’amour, le courage, la compréhension, la loyauté et la lumière de Dieu peuvent affluer vers toutes les unités individuelles. Lors de ces rencontres, nous déversons sur les privilégiés présents les forces vitales qui sont l’âme de toute l’entreprise. Ainsi s’opère le service intérieur.


    L’autonomie de gouvernement appartient aux forts en Esprit ! Je crois qu’un tel Gouvernement spirituel peut être durable ! Nous verrons bien !


    Avec mon amour et mes bénédictions

    M

     Le Premier Rayon


    Article 12

    Abaisser le Plan Divin

    Juin 1953


    Chélas bien–aimés,


    Puis–je vous remercier au nom de la Grande Fraternité Blanche pour votre intérêt sincère et vos aimables efforts à comprendre le but de notre cause, et pour vos énergies individuelles et collectives occupées à tisser son canevas dans la substance du monde physique, chacun d’entre vous apprécie le modèle à travers sa propre conscience, selon ses perceptions et sa capacité de saisir la notion de Fraternité, comme nous le faisons !


    Établir la Divine Perfection des Idées de Dieu Lui–même dans les rapides mouvances de l’atmosphère inférieure de la Terre est un peu comme s’efforcer de broder sous l’eau un fin patron en pointillé... Même lorsque vous captez le dessin, l’aiguille et le fil sont balayés par le courant.


    Notre succès dans ces entreprises se mesure à la conscience des chélas. Quand le chéla décide de développer cette conscience impassible et de construire à partir de la substance du Feu Sacré la protection qui résiste aux marées subtiles et incessantes de la création humaine, alors il devient plus facile d’abaisser le schéma au niveau de l’esprit. Lorsque le plan est transmis aux chélas, ils assument alors la responsabilité de le garder libre et net de toute intrusion de leur propre force de désintégration comme de celle du monde externe. Voilà le don de l’Immaculée Conception, mais peu nombreux sont ceux qui peuvent le conserver immaculé jusqu’à ce que la substance électronique du monde physique fusionne avec le schéma éthérique et qu’une forme exploitable se manifeste !


    Dans ce but, de Grands Êtres offrent d’animer un projet et, par l’essence de leurs propres Corps de Lumière, ces Dévas préviennent la dissolution complète de la forme–pensée qui serait provoquée par la disharmonie des nombreux ego. Par la suite, ces nombreux je se calment suffisamment pour contempler la Forme sans lui superposer leur propre image qui brouille le véritable but du projet et en altère les proportions. Alors, la Cause (le Dessein, la Religion, l’Instrument abaissé par les Maîtres) est captée par les esprits conscients des étudiants, embrasés par leur enthousiasme et leurs sentiments désintéressés à favoriser le Plan de Dieu, pour le mener à bien !


    Il est beaucoup plus facile pour un chéla de recevoir un Concept Divin et de l’amener à maturité que cela n’est pour plusieurs…, mais dans le cas d’idées requérant l’entreprise consciente et coopérative de plusieurs centaines de courants de vie, l’inconfort pour chacun d’inclure dans l’ouvrage plusieurs esprits, pensées et émotions doit être surmonté afin que le corps à naître soit apte à service efficacement la Cause.


    Nous arrivons maintenant à un point de repos dans l’action. Au cours des mois passés, nous avons expliqué le service potentiel d’une telle entreprise, et chacun de vous a saisi cette idée conformément à son développement et à sa nature. Pour chacun, l’Immaculée Conception originale a pris une certaine forme, une couleur, un but, un dessein.


    Maintenant, nous voudrions que vous entriez dans le Cœur de votre propre Présence et que vous vous efforciez de trouver dans votre conscience la perfection de ce dessein. Notre service futur sera déterminé par votre clarté de perception.


    Dans la Place Secrète du Très–Haut se trouve la Paix parfaite ! Dans son Cœur se trouvent la liberté à laquelle vous aspirez et la sagesse qui, infailliblement, vous guidera, et la force d’accomplir ce qui est son instruction à travers votre propre battement de cœur !


    Je vous remercie d’avoir accepté ma forme–pensée et donné si généreusement votre temps et votre énergie pour la soutenir au cours de l’année qui s’est terminée. Cela n’est pas sans mérite.


    Votre Serviteur

    M

      Le Premier Rayon 


    Article 13

    Extérioriser le Plan Divin

    Août 1953


    Chélas bien–aimés,


    Le Modèle Divin, une fois abaissé dans le Royaume Éthérique, reflète l’image parfaite et complète dont doit jouir toute vie manifestée.


    Dès lors, l’individu chargé de son exécution a l’obligation et la responsabilité de mettre en oeuvre les voies et moyens qu’il considérera comme les plus efficaces pour l’accomplissement de cette expression parfaite, en conformité avec sa propre intelligence Divine.


    Lorsque des êtres non ascensionnés sont élus partenaires conscients et engagent les énergies de leurs propres courants de vie dans l’exécution de ce plan, les résultats finals sont toujours aléatoires. A cause de l’usage du libre arbitre et de la nature imprévisible des je externes, il ne peut être déterminé avec certitude comment le chéla réagira dans certaines circonstances et sous une certaine pression, compte tenu de ses tendances, intérêts personnels et faiblesses.


    Le Maître ou Promoteur se trouve dans une situation similaire à celle d’un inventeur, détenteur d’un dessein complet qui, s’il est extériorisé, sera une bénédiction pour la race. Néanmoins, cet inventeur doit se débrouiller pour joindre et intégrer certains agents mécaniques qu’il doit incorporer dans une réplique de son inspiration, et si quelque assemblage ne donne pas les résultats escomptés, il doit réorganiser ses parties composantes jusqu’à ce qu’il obtienne une variante exploitable de son idée originale.


    L’idée, le dessein que, par notre effort, nous voulons incorporer aujourd’hui dans le monde de la forme, est de créer un pont conscient d’énergies intelligentes et consécutives. Par ce pont, nous pourrons déverser instruction, rayonnement, illumination et les principes d’application requis pour que les hommes puissent produire d’eux–mêmes et individuellement lumière, santé, illumination, abondance et génèrent collectivement, à travers l’aura et la radiation naturelle de leurs propres corps, la Lumière spirituelle requise par la Loi Cosmique pour maintenir la planète à sa place légitime dans le système solaire.


    Les chélas et travailleurs conscients dont la motivation est de répandre la lumière et de rendre le plus grand service possible, non pas à la personnalité, mais au développement du feu potentiel dans l’âme, doivent se focaliser ensemble et individuellement sur le désir de fournir et de maintenir un tel pont, chacun selon ses talents particuliers et collectifs.


    Lorsqu’une telle combinaison sera réalisée, nous nous efforcerons de la soutenir comme un corps spirituel par lequel nous pouvons atteindre la race, et le faire vite !!! Notre critère de jugement est le bien final obtenu à travers les consciences individuelles et collectives auxquelles nous apportons la bénédiction de notre présence. Cette conscience collective est constituée par les âmes individuelles de tous les courants de vie magnétisés qui viennent s’asseoir aux pieds du Maître. Tout effort étranger à notre Cause, qui ne concourt pas à la réalisation de ce but, qui est notre seul objectif, est une énergie galvaudée et inutile.


    Votre

    M

      Le Premier Rayon 


    Article 14

    Les bénéfices mutuels du service coopératif

    Janvier 1953


    Amis bien–aimés de Dieu,


    Je vous salue ce jour, au nom du Dieu Unique, que nous tous représentons selon notre capacité de comprendre Sa nature et d’incarner Ses qualités.


    Vous êtes ici parce que vous avez décidé d’offrir vos courants de vie à ce Dieu pour connaître Son But et transmettre Sa Volonté et Son Dessein sur cette douce Terre qui est depuis si longtemps notre demeure.


    Nombreux sont les pèlerins qui tournent autour du Mont de la Réalisation. C’est de son sommet que l’âme fait son Ascension dans la Présence spirituelle et immortelle et qu’elle devient le Maître Pouvoir de l’Univers ! Au cours de la longue période pendant laquelle le courant de vie se fraie à l’aveuglette un chemin dans les sous –bois au pied de la montagne, un Guide invisible marche à ses côtés. La Présence aimante et le Guide s’unissent pour former un manteau de protection autour du pèlerin en incitant l’âme à poursuivre son effort. C’est le Feu Sacré de la Création qui cheville dans le néophyte la détermination de continuer l’escalade et qui évite que les maux du karma resurgissent, le dissolvant par le pouvoir transmutant de l’Amour Divin.


    Aucun mot ne peut décrire le service, le désintéressement et la constance des Frères qui ont volontairement renoncé à la bienheureuse liberté des Royaumes supérieurs pour guider l’humanité dans son voyage, jusqu’à ce que survienne le moment où chacun parvient au pinacle de la Montagne sacrée et voit Dieu face à face.


    Il y a naturellement les grimpeurs solitaires, qui refusent tant l’assistance des guides que l’opportunité de servir ceux qui se trouvent en aval sur le Chemin, mais ceux–là ne nous concernent pas. Nos efforts consistent à rassembler ceux et celles des fils et des filles des hommes qui ont choisi, sans souci du prix individuel, d’unir leurs énergies aux nôtres et de hâter la venue du jour où le tout dernier courant de vie de cette évolution atteindra à travers les nuages mystiques le sommet de la montagne et se tiendra debout, radieux, dans la présence de sa Divinité.


    La Cour intérieure de notre Seigneur Sanat Kumara se compose de ces Êtres Divins Immortels, dont les énergies de vie se dédient à la Résurrection et à la Rédemption de la race.


    De temps à autre, des chélas Divins qui ont eu le privilège d’être témoins de l’action de cette Cour intérieure, se sont efforcés d’établir dans le monde de la substance et de la forme un ordre externe qui incarne son but, sa nature et son service à la vie.


    Je m’efforce de rendre ce service à la vie par l’intermédiaire de ceux d’entre vous qui ont répondu au pouvoir magnétique de l’amour de notre Seigneur le Maha Chohan. Le Bien–Aimé Sanat Kumara considère favorablement nos actions. Aussi longtemps que demeureront quelques individus disposés à transmuter les énergies personnelles de leurs propres courants de vie et à les mélanger pour une cause commune, un tel corps spirituel subsistera. Le sacrifice personnel de chaque unité réside dans la sublimation de sa propre nature jusqu’au point où les énergies combinées de l’activité de groupe peuvent être un instrument de la Volonté Divine.


    Par exemple, dans le processus de création du verre, le mélange des éléments naturels est essentiel pour obtenir une surface réfléchissante reproduisant avec une certaine exactitude l’image qui lui fait face.


    Afin d’obtenir une entreprise spirituelle qui réfléchisse la Volonté de Dieu et projette la nature de la Grande Fraternité Blanche, les éléments naturels de chaque courant de vie doivent être combinés dans une action coopérative harmonieuse. Si l’un des éléments veut être prédominant au détriment des autres, le miroir se déforme. Chaque courant de vie assez heureux pour être un composant de l’action possède un élément naturel nécessaire à la constitution d’un corps collectif efficace. Si le processus de mélange demande trop de la nature d’un étudiant, à terme, cet étudiant s’écartera du groupe, et le maître s’efforcera de trouver un autre courant de vie disposant d’un élément similaire pour le remplacer.


    Persévérez ! Puisse Dieu magnifier votre bonté et bénir cette entreprise ! Qu’aucune ombre dans quelque conscience externe que ce soit ne vienne s’interposer devant la Lumière de notre Espoir !

    M

      Le Premier Rayon 


    Article 15

    Le Sauveur de chacun est en soi–même

    Juillet 1953


    Très Chers,


    Passant en revue le déroulement de l’année écoulée, je suis très reconnaissant de constater que la foi, l’espoir et la confiance que j’ai investis dans la Nouvelle Entreprise ont porté des fruits d’une qualité merveilleuse et durable.


    Qui aurait pu prétendre, il y a seulement douze mois, que de si nombreux courants de vie sur la face de cette Terre se rassembleraient autour d’un même intérêt, d’un même service, avec un même enthousiasme et qu’ils seraient disposés à accepter la Vérité pour elle–même ! Si vous saviez combien de fois nous avons eu le privilège de rencontrer une nouvelle vibration sur laquelle la Parole de Dieu a atteint les êtres qui ont toujours été à l’avant–garde de l’évolution, vous comprendriez mieux notre profonde gratitude et notre surprise à constater que de si nombreux courants de vie se sont empressés de saisir la Vérité sans que nous ayons à faire une dépense incalculable d’énergie pour convaincre l’intellect de l’authenticité du message et de la perfection de la source dont il provient.


    Il est bien plus facile de recueillir les principes d’un enseignement dispensé après le départ du Messager et lorsque les disciples, baignant encore dans l’aura de sa présence, sont déjà convaincus de l’authenticité de la Parole, qu’il ne l’est d’ouvrir la porte à l’épanchement d’une nouvelle vibration. Celle–ci, à cause de sa force et de sa rapidité, ne peut que rencontrer la résistance de ce trait humain qui hait le changement, l’inconfort et l’engagement personnel. Ces derniers sont cependant indispensables pour qui veut s’élever au–dessus de la vibration naturelle dans laquelle l’âme et les corps intérieurs somnolent plus ou moins en s’accommodant de l’espoir d’une expiation déléguée ! Dites à un homme qu’il fait lui–même son destin, et vous éveillez un tigre ! Lorsqu’un homme choisit un sauveur, selon ses critères, sa conscience est nette, et il repose sur la confortable illusion que la ceinture de sécurité qu’il s’est choisie transportera le plus sûrement sa forme endormie sur l’autre rive où, automatiquement, l’attendent la Vie Éternelle et les dons bigarrés de ce Ciel qui lui est personnellement destiné ! Cela est tout aussi vrai pour les prétendues âmes émancipées qui se sont dégagées de la croyance aveugle de la rédemption trouvée dans le sang de l’agneau, comme cela est le cas pour les membres traditionnels de l’Eglise... Les émancipés transfèrent simplement la charge de leur salut sur une autre personne, physiquement incarnée, ou imaginaire, puis retournent à la douce somnolence qui a fait de cette race récalcitrante une tache dans tout le système solaire !


    La Patience est à l’ordre du Ciel. Nous voyons des âmes, dégagées par l’effort gigantesque de l’Armée Angélique, du Seigneur Michel et des Frères et Sœurs représentant la libération de concepts périmés, d’erreurs et de fautes nées d’une mauvaise interprétation des vérités apportés à l’homme à travers chaque âge, se débarrasser finalement de leur léthargie et élever leur vision pour comprendre le message déployé du jour présent.


    Alors que vous croyez qu’ils sont enfin sur le Chemin, comme des enfants dont le seul souhait est de retourner dans le sein de leur mère, ils se pelotonnent à l’ombre d’un nouveau rédempteur, abandonnent leurs efforts et attendent leur salut de ses accomplissements ! Et nous sommes tenus de rester à l’écart ! Triste est le jour où ils se réveillent et constatent, peut–être, que le rédempteur a cessé de marcher sur la Voie de la Vérité et que, dépendant de la progression de l’étoile à laquelle est accroché leur wagon, leur voyage est au point mort, ou pis, a fait marche arrière !


    Sage est celui qui prend les choses en mains et parcourt lui –même le Chemin, les yeux grands ouverts, le cœur attentif à la voix de l’Esprit. Qu’il monte lui–même la garde et ne s’attarde pas dans la fausse sécurité des accomplissements d’un autre ! Qu’il bénisse celui–ci comme un bon compagnon de route, mais qu’il fasse dépendre le but de ses expériences de ses propres efforts, car ainsi se conquiert la victoire !


    Votre

    M

      Le Premier Rayon 


    Article 16

    La Vérité à travers le filtre des concepts humains

    Novembre 1952


    Mon cher chéla,


    Ensemble, nous avons été au Cœur de Shamballa et nous avons été baignés dans la Flamme Cosmique de cette Divine Patience qui est la nature incarnée du Seigneur du Monde. Nous avons senti l’amour de son Esprit pénétrer le feu de nos natures, pondérant l’action impétueuse par la sagesse et l’enthousiasme par l’innocuité.


    Il y a plus d’énergie dans les gens du Premier Rayon que dans ceux de n’importe quel autre, à cause de sa nature qui est la force d’entraînement irrésistible de la Volonté de Dieu. Plus notre conscience individuelle est élevée, mieux nous comprenons la méthode pour accomplir cette Volonté, comme le fait Elle–même la Divinité, sans opposition mais dans une libération rythmée bien définie.


    I AM, Je Suis très heureux de votre acceptation complète de notre réalité tangible. C’est l’argument spécifique que j’ai présenté au Conseil Karmique pour obtenir la dispensation par laquelle nous pouvons contacter nos chélas et familiariser leurs sentiments avec notre présence réelle en tant qu’hommes et femmes d’une plus grande maturité, peut–être, mais qui peuvent être approchés sur une base commune de service au monde.


    Avant que le voile des pensées et émotions humaines n’obscurcît les instruments de perception, les Maîtres et l’Armée Angélique étaient acceptés par la race évoluante, et le progrès des trois évolutions se réalisait dans une association glorieuse et harmonieuse. Chaque évolution était profondément intéressée aux autres et avait une compréhension complète du service et des leçons individuelles que les autres élaboraient. C’était véritablement un progrès voulu par Dieu sur l’échelle de Lumière.


    Quand l’homme perdit le contact avec les Sphères Intérieures, la Loi prévit la venue d’Instructeurs, de Messagers et, en de rares occasions, d’Avatars, qui apportèrent à l’humanité la connaissance de la Loi et des Dirigeants de la Race, mais pour la plupart des gens, ces Intelligences furent reléguées aux royaumes du désir illusoire [Dans le texte original : Wishful Thinking] et de l’imagerie idéalisée, et le contact d’âme à âme et de cœur à cœur ne fut plus accepté dans les sentiments.


    Aujourd’hui, chaque courant de vie croît et se développe aussi bien spirituellement que physiquement. Les sept corps sont tous reliés par une force vive spirituelle, et les efforts favorisant une plus grande perfection des corps inférieurs ont un effet correspondant sur les corps supérieurs. Dans ces conditions, chaque expansion de conscience et de lumière par le biais des corps physique, mental ou émotionnel augmente la capacité cosmique du Je Divin individuel aux niveaux intérieurs, de même que le volume du Corps Causal et la sphère d’influence du Je Divin. C’est l’accumulation de trésors dans le Ciel, dont Jésus a parlé.


    Chaque courant de vie perçoit l’univers autour de lui selon sa propre énergie, ses propres corps, selon le développement de ses propres facultés, comme les sens de l’ouïe, de la vue, de l’odorat, etc. Cela est également vrai pour la conscience de l’individu, sa capacité à croître et à percevoir de l’intérieur du corps électronique la vérité des Sphères Intérieures.


    Comme vous le savez, très peu de courants de vie sont capables de s’élever consciemment dans le Saint Je Christique et de percevoir le Royaume dans lequel celui–ci se meut. Quelques–uns s’élèvent dans des moments d’exaltation ou de profonde contemplation, et des éclairs de lucidité sont abaissés dans la conscience externe, on les appelle visions, révélations, messages, quel que soit le terme que le récipiendaire leur applique. La somme de vérité que perçoit la conscience est déterminée par :


    1. la hauteur à laquelle peut parvenir l’esprit conscient, sans perdre la continuité de pensée et de lucidité. Plus haut grimpe la conscience, moins elle est capable de distinguer dans la lumière éclatante, et souvent il arrive qu’elle défaille ou soit frappée de cécité, lorsqu’elle n’est pas assistée par un Maître.


    2. le développement des corps intérieurs, qui ont tous accès à une strate particulière dans la sphère où ils agissent. Par exemple, le corps émotionnel vit dans le royaume des sensations, et chaque homme perçoit ce grand royaume par ses propres facultés émotionnelles, de même que chacun perçoit le monde de la forme par l’intermédiaire des facultés physiques qu’il a développées. Certains voient une grande beauté, d’autres une forme dénaturée, certains entendent la musique de la vie, d’autres des dissonances.


    Certains sont capables de discerner les vérités dans le royaume de la conscience mentale inférieure avec l’aide d’un corps mental bien entraîné ; d’autres, lorsqu’ils sont appelés à utiliser le corps mental, s’endorment. La conscience, quand elle est contrainte de faire un effort se situant au–delà du niveau de développement de n’importe quel corps, recourt toujours à l’échappatoire du sommeil ou de l’évanouissement.


    Les spiritistes ont appris à pénétrer dans la fine substance du monde éthérique en contrôlant les sens et en focalisant la conscience sur leur corps éthérique. Le développement spirituel de ces individus détermine le type de conscience désincarnée qu’ils peuvent contacter. Ces gens contactent des présences qui résident dans différents royaumes et rapportent leurs messages comme vérité. Il s’agit, bien sûr, d’une vérité partielle, parce que la conscience que chacun contacte est à la mesure de la compréhension que permet le développement personnel.


    Bien que la majeure partie de l’humanité ait un usage limité des facultés du monde physique et un usage plus ou moins différencié des facultés des corps émotionnel et mental, ceux qui ont développé l’usage du corps éthérique sont encore bien moins nombreux, de ces derniers, neuf sur dix ne sont pas fiables quant à leurs comptes rendus, parce qu’ils sont incapables de s’élever au–dessus des substrats du royaume éthérique. Ils ont développé cette faculté au cours de vies antérieures, et ils sont responsables des rapports insensés qui confèrent au spiritisme un caractère aléatoire et dangereux, plutôt que celui d’une recherche, tel que cela était prévu à l’origine, c’est–à–dire une approche scientifique pour localiser les âmes des hommes et les aider à se libérer des chaînes de la conscience humaine par une éducation intelligente.


    Alors, en éliminant tout ce qui précède, les rares individus qui subsistent et qui sont suffisamment développés pour s’élever consciemment au niveau du Saint Je Christique et regarder à travers ce véhicule dans le Royaume Mental Supérieur, deviennent les Messagers des Sphères Supérieures. Eux aussi ne peuvent rapporter que ce qu’ils sont à même de percevoir par l’usage des facultés de leur propre Saint Je Christique, rien de plus. Le Saint Je Christique de chacun n’est pas plus développé que son Corps Causal ou sa Présence. Par exemple, le Corps Causal de Sanat Kumara est plus développé que celui du Maha Chohan, et celui–ci a un plus grand Corps Causal que moi –même. De la même manière, Sanat Kumara peut percevoir plus de Vérité que le Maha Chohan, et ce dernier plus que moi. Chacun rapporte la Vérité telle qu’elle est perçue par ses facultés toujours croissantes, toujours plus fines, seul le degré de Vérité diffère.


    Cependant, tous ceux qui ont accompli leur Ascension rapportent seulement la Vérité. Tous ceux qui doivent élever leur conscience à travers leurs corps inférieurs et revenir avec la vérité au travers des mêmes véhicules auront dans leur présentation une parcelle de la substance de leurs véhicules. Prenons l’exemple de deux courants de vie qui ont développé la capacité d’élever leur conscience au point où elle soit éveillée, alerte et réceptive à la présence du Maître. Chacun recevra à travers ses propres facultés, selon son niveau de développement. L’un peut avoir des siècles d’avance sur l’autre, cependant, tous deux sont des instruments de la Volonté Divine.


    L’instruction leur parviendra dans le cerveau physique par l’intermédiaire des mondes mental et émotionnel. La pureté, le désintéressement et la nature de l’individu détermineront la précision de la révélation.


    L’usage auquel est destiné la présentation de la Vérité est une bonne mesure du développement du Messager, parce que même lorsqu’on a développé la conscience à un point où elle peut accéder à volonté aux Royaumes Supérieurs, si la parole et le don sont utilisés à promouvoir le je personnel, le service n’a plus grand intérêt pour la Hiérarchie.


    Une fois qu’un courant de vie a appris à gravir l’échelle des Royaumes de Lumière, personne ne peut l’empêcher de rapporter ce qu’il y a vu. Cependant, les sages sauront que ces récits sont le résultat d’une vision personnelle, et si celle –ci est entachée d’agrandissement égotique, ceux qui choisissent de la partager ne verront que le désir illusoire du messager enrobant la lumière universelle, selon sa propre conception et la substance de ses corps inférieurs, mental, émotionnel ou éthérique.


    Par exemple, si vous placiez cinq individus dans une pièce en compagnie du Maître Saint–Germain, et s’ils devaient retenir son Aura et la pression de sa Présence, chacun des cinq, le voyant avec sa vision physique, son corps émotionnel et son corps mental, recevrait son message selon son propre développement, l’un recevant des éloges pour de grands accomplissements, l’autre percevant l’apaisement de sentiments affolés, chacun attribuant au Maître ce qu’il souhaite le plus. Cela est également vrai pour ceux qui regardent par la fenêtre du corps éthérique et du Saint Je Christique. Lorsque la vérité est impersonnelle, traitant d’un aspect de la Loi, elle est souvent rapportée correctement. Lorsqu’un individu a des goûts et des phobies spécifiques, de même que des opinions humaines bien arrêtées, ces facteurs influencent nécessairement la réception.


    J’espère que ce qui précède vous sera de quelque assistance dans les heures présentes et que cela incitera les étudiants à garder leur conscience éveillée par l’invocation, la sélection musicale, la méditation, etc., et à ne pas la laisser s’échapper dans des divertissements plus plaisants.


    Vous vous rappellerez que Jésus a eu cette difficulté avec ses disciples, lorsqu’il leur demandait : "Ne pouvez–vous pas rester éveillés avec moi une heure durant ?"


    Nous sommes déterminés à rendre les étudiants attentifs à la Loi et à développer leur capacité individuelle de discernement, de jugement et de compréhension. Certaines gens sont paresseux mentalement, d’autres physiquement, d’autres encore sur le plan émotionnel, cela dépend entièrement des tendances forgées à travers les siècles. Dans chaque classe, chaque étudiant devrait avoir la possibilité de discipliner le corps particulier qui est récalcitrant dans son ménage. En particulier, lors de l’élévation de la Coupe, lorsque l’étudiant s’élève consciemment vers le Saint Je Christique pour communier avec la Présence et le souvenir de sa Volonté, tous les corps du courant de vie devraient être attentifs à recevoir les plus grands bienfaits de l’épanchement spirituel qui prend place à chaque niveau.


    Patiemment, votre

    M

      Le Premier Rayon


    Article 17

    La Lumière sur le Chemin – 1

    Octobre 1952


    Chers amis de toujours,


    Je vous apporte aujourd’hui l’amour d’un Père pour ses enfants. Cet amour a crû et mûri au cours des siècles depuis la dernière fois que nous fûmes ensemble. La tendresse des cœurs qui ont vraiment aimé s’approfondit avec les siècles et tisse un lien vital qui, comme un ruban doré, traverse nos êtres mêmes et nous réunissent en un seul corps dans l’expression du Christ.


    Par la flamme de son cœur, chacun forge une chaîne ou trace un sentier de vie. Ceux d’entre nous qui, même faiblement, ont eu la vision du Père, ont émis à partir des Flammes de nos Cœurs l’Essence qui a dessiné l’Avenue immortelle vers le Cœur du Ciel, construit le pont de l’humain vers le Divin. Tout au long de ce Chemin spirituel, tracé au moyen de la radieuse Essence Divine de l’homme, de nombreux individus se sont élevés consciemment de l’imperfection vers la conscience qui, à volonté, crée et maintient l’harmonie, la paix et la beauté. Beaucoup de courants de vie, comme vous, chers cœurs, ont incorporé dans ce Sentier la substance de vos
    multiples vies, contribuant par l’essence même de vos êtres à l’oeuvre de ceux qui sont partis plus tôt et se sont qualifiés par amour pour devenir les gardiens de la race. Alors, bien que vos Esprits libérés n’aient pas encore parcouru ce sentier, vous faites partie des enfants du Pont, et vos énergies ont collaboré au Chemin par lequel quelques–uns de vos frères et sœurs ont transité avant vous vers la gloire du Jour Éternel !


    Nous sommes reconnaissants envers tous ceux dont l’essence de vie s’étend comme une fibre de flamme dorée unissant le royaume de la Terre au Royaume du Ciel. Nous remercions pour chaque électron qui passe dans le monde de la forme et qui est qualifié consciemment par quelque fils de l’homme pour aider au progrès de la race. Pour chaque âme vivante, respirante et aspirante, dont le cœur réclame la libération et dont le cri nous attire irrésistiblement par son énergie, nous adressons nos éloges et notre gratitude à la vie, parce que l’appel du cœur de l’homme est la porte qui nous permet de pénétrer dans vos mondes pour vous aider.


    Au cours des siècles, maints efforts loyaux ont surgi des cœurs chastes des hommes, qui ont permis d’incorporer le Royaume du Père dans les pratiques des aspirants. L’essence pure, attirée, nourrie et libérée fait encore partie de l’héritage de l’Akasha, cette autre travée dorée du pont de l’humain vers le Divin. Alors, bien que la tentative ait péri en raison d’une faute humaine ou d’une autre, l’héritage de l’entreprise est immortalisé dans cette travée dorée toujours croissante, dont les racines se trouvent dans le cœur des hommes et dont les branches s’étendent jusqu’aux Royaumes où les Dieux résident maintenant. Par l’Œil interne, il est facile de discerner les couleurs représentant les Cultures de Lémurie et d’Atlantide, l’essence de la Foi du Bouddha, le Credo chrétien et ainsi de suite, ad infinitum.


    Au cours du voyage long et laborieux de l’humanité, beaucoup d’individus à l’inspiration Divine saisirent une partie de la Vision Divine, par le pouvoir de la pensée et des sentiments, ils commencèrent à tisser un rayon de vie, mais furent bien vite relevés de la tâche, avant même qu’elle ne fût bien engagée. Ce doux filament se trouve dans les fins éthers, souvent inutilisé, à moins qu’il ne soit récupéré par son promoteur original dans les incarnations successives. Il est rarement tissé dans son pur dessein originel et souvent récupéré par les Constructeurs de la Forme et intégré dans le pont lui –même comme un lien supplémentaire entre la Terre et ses évolutions avec le Cœur de Dieu. Si, cependant, le fil d’une idée commencée est repris par le même individu dans des vies successives, comme Saint–Germain, par exemple, qui a continué à tisser la toile de la Liberté chaque fois qu’il s’est incarné, le schéma est déjà bien défini avant que cet individu soit appelé à jouir de sa Liberté Éternelle. La vision, si elle est incomplète, peut alors être volontairement assumée par ceux qui ont œuvré avec le promoteur original, mais qui ne sont pas encore prêts à accepter l’Ascension pour eux–mêmes.


    Ainsi, Saint–Germain se vit offrir son Ascension avant que le Nouveau Monde ne fût établi dans l’hémisphère occidental, et il l’accepta seulement lorsque d’autres excellents patriotes, ses amis non ascensionné

    s, promirent au Conseil Karmique aux niveaux intérieurs de terminer la tâche. En fonction de cette promesse, il prit sa Liberté.


    I AM, sincèrement et avec dévotion

    M

      Le Premier Rayon 


    La Lumière sur le Chemin – 2

    Octobre 1952


    Mes chers chélas,


    Quand le courant de vie s’est détaché de l’attraction magnétique de la Terre, quand il s’est débarrassé des véhicules internes et externes de limitation et qu’il a connu ne fut–ce qu’un instant la liberté de l’immortel Corps de Feu Blanc, c’est à ce moment seulement qu’il peut imaginer la gratitude de son cœur pour toute l’aide reçue qui a permis cet accomplissement.


    Lorsque le courant de vie est prêt à recevoir l’offre de l’Ascension, le Je Christique de l’individu et le Promoteur sollicitent une audience auprès des Seigneurs du Karma, qui lui ont procuré l’incarnation dans laquelle il agit à ce moment. Les Seigneurs du Karma ont examiné ce courant de vie lors de chaque trépas, de même qu’à chaque réincarnation, depuis le début de son pèlerinage terrestre.


    Lorsque l’audience est accordée, le Maha Chohan déroule le parchemin contenant le rapport complet du courant de vie à travers les siècles. Le Corps Mental Supérieur présente la récolte de bien qui palpite en lui–même, et le Promoteur convoque les individus, Élémentaux et Êtres de la nature qui ont bénéficié de l’action du candidat et qui sont disposés à en témoigner. Lorsque l’individu a servi consciemment la Grande Fraternité Blanche, celle–ci envoie également des témoins en faveur de celui qui doit être libéré des chaînes de l’incarnation et de la réincarnation.


    Tous ces facteurs sont pris en compte, et l’individu lui–même est consciencieusement examiné par le Porte–parole du Conseil Karmique, puis, la décision est prise quant à l’aptitude de l’individu à jouir de l’Accomplissement Victorieux de l’Ascension. Si le Conseil Karmique lui en offre la possibilité, le courant de vie peut la refuser s’il souhaite continuer à servir la vie dans un corps physique. Il le fait néanmoins à ses risques et périls, car il peut se recréer un karma dans les vies successives et ne plus être en état d’accepter l’Ascension jusqu’à ce qu’il ait éliminé par la souffrance ce nouveau karma. Si l’individu accepte l’Ascension, il dispose à nouveau de deux choix : soit il entre au service de la Grande Fraternité Blanche, soit il quitte définitivement l’atmosphère terrestre, faisant don de la dynamique de bien, qui est son héritage personnel provenant de siècles d’efforts, à la Fraternité pour qu’elle en dispose selon son bon vouloir.


    Fidèlement vôtre
    M

     Le Premier Rayon


    La Lumière sur le Chemin – 3

    Novembre 1953


    Enfants bénis,


    Nombreuses sont les années qui se sont écoulées depuis que nous avons marché ensemble sur la route caillouteuse, construite par les énergies qualifiées de nos propres vies et avec celles de la race, dans la tentative de revenir sur nos pas vers le Trône de la Vérité ! L’issue a été bénie. Alors, la lumière de notre propre cœur, comme une voie miroitante de rayons scintillants, a sanctifié l’allée sur laquelle nos âmes sincères ont offert les énergies de nos propres mondes au progrès de la race.


    Aux jours de l’avènement, la Lumière du Cœur irradiait le Feu Sacré, devenant la pleine manifestation de toute exigence à chaque instant... et lorsque nous marchions sur les traces de la lumière de notre propre cœur, tout allait parfaitement bien.


    Lorsque la lumière faiblit, le chemin disparut, et de longs siècles épuisants furent nécessaires pour trouver le Chemin de retour. Quelques–uns, qui n’avaient pas permis aux ombres d’occulter la Flamme, maintinrent ouvert ce chemin, et certains d’entre nous purent marcher dans leur lumière, jusqu’à ce que nous eussions réappris à projeter et à concentrer la nôtre en naviguant parmi les ombres de nos propres créations. Comme nous marchions humblement, gardant présent à l’esprit que notre lumière provient du Feu Sacré, le chemin qui part de notre for intérieur s’élargit et s’éclaircit. Un jour, nous fûmes capables de finir le voyage, de suivre le Chemin jusque dans le Cœur de la Présence pour ne plus jamais la quitter.


    En se frayant le chemin de leur propre retour, certains choisissent d’associer les tendres rayons, extraits des premières excitations de l’esprit qui s’éveille, à l’action de notre pleine dynamique cosmique accumulée de lumière d’obédience Divine, et de marcher sur notre Chemin, en l’agrégeant au leur. D’autres ne veulent marcher que sur le rayon de leur propre lumière et dans la froide solitude de leur orgueil spirituel, préférant buter contre des obstacles imprévus plutôt que de permettre à la Lumière de notre amitié de les éclairer, ou au moins de les rendre attentifs aux éventuels dangers inhérents à l’avance vers la sérénité spirituelle, vers la maîtrise et la liberté.


    Nous tous qui avons fait le pèlerinage et l’expérience des incarnations terrestres et qui avons appris sciemment à créer et à diriger dans le Cœur de Dieu le rayon d’énergie qu’Il contrôle, nous avons la possibilité de prêter le rayon de notre Lumière, la sagesse de nos expériences et l’assurance de notre certitude aux individus qui cherchent la voie du Retour à la Maison.


    Quelques –uns d’entre nous ont rejoint cet Ordre spécialement dédié à faire don de notre dynamique à chaque âme atteinte du mal du pays. Ainsi, notre Chemin est devenu le rayon d’énergie qualifiée enveloppant le fil minuscule, faiblement éclairé, du plus timide des néophytes qui, comme le rayon tâtant de ses doigts de lumière la face de la nuit, trouve quelque objet caché dans les replis des vêtements de l’obscurité. Lorsque la petite lumière scintillante se tient dans la puissante lumière de notre Chemin, qui est ancrée dans l’Octave où nous résidons aujourd’hui, il est bien plus facile à l’âme de parcourir ce Chemin que lorsqu’elle n’a pas de point de repère et cherche à l’aveuglette un objectif auquel elle peut lier les énergies d’une incarnation particulière.


    L’appel des âmes à la lumière sur le chemin oblige ceux d’entre nous qui ont offert d’être cette lumière de trouver les moyens de développer dans les consciences extérieures la compréhension de la manière dont l’âme peut augmenter l’intensité, la clarté et la puissance du Rayon de sa propre Flamme du cœur. Ainsi naissent les entreprises et mouvements cosmiques.


    Les Maîtres qui ont offert leur lumière pour illuminer ceux qui la demandent créent l’impulsion aux niveaux intérieurs et la stimulation de l’enthousiasme de leurs chélas et de tous ceux qui, à travers les incarnations passées, ont une dynamique semblable à celle que les Maîtres s’efforcent d’extérioriser. Ceux que les Maîtres arrivent à intéresser aux niveaux intérieurs deviennent les bouées de sauvetage qui traduisent les idées, la vision et l’entreprise entière, dans la forme qui peut être assimilée par les âmes incarnées, requérantes d’aide.


    Comme tout ce service se fonde sur une contribution volontaire d’énergie, les êtres bénis qui s’offrent à servir ne sont pas choisis sur la base du développement maximum dans tous les registres de maîtrise et de contrôle de soi. Parmi les rares qui se portent volontaires, seuls les meilleurs sont sélectionnés qui, par leurs dynamiques passées et leur fiabilité à l’épreuve du feu, ont démontré qu’ils sont les instruments les plus adaptés par lesquels la vision, le plan, le dessein et l’entreprises peuvent être abaissés dans le monde de la forme.


    C’est une dure réalité de voir que les chers et fidèles esprits qui se sont offerts pour ce service ont souvent dû sacrifier à leur engagement leur propre développement personnel, pourtant tellement applaudi selon le concept étroit du mérite. Ils ont dépensé leurs énergies sur le champ de bataille, dans le feu du besoin actuel du monde, plutôt que de développer dans la méditation solitaire la sérénité qui imprègne souvent ceux qui ne sont pas concernés par le plus large champ de service au monde. La face barbue du guerrier ne se compare pas favorablement au visage bien rasé du gentilhomme, mais c’est le guerrier qui remodèle l’esclavage en indépendance, le despotisme en liberté et l’injustice en équilibre et en droit.


    Assez ! Nous qui avons choisi d’engager nos énergies dans le privilège discutable de créer un pont que les âmes des hommes puissent traverser vers la Terre Promise, nous devons œuvrer avec les volontaires qui ont mis leurs mains dans les nôtres, confié leurs énergies à nos entreprises et, à cet effet, sacrifié à l’avance leur bonheur personnel. A ces chères âmes, je fais la promesse de l’Amour de mon Cœur pour toute l'Éternité ! Ceux d’entre vous qui se sont avancés et ont offert, en dépit de faiblesses personnelles, l’héritage d’un karma non consumé, l’abandon de la sécurité et d’une paix relative, pour aider au mieux de leur compréhension et de leur lumière, ceux–là sont conservés à l’intérieur de mon aura comme des amis de cœur qui seront mes compagnons dans l’amour à travers toute l'Éternité.


    Cependant, plus chacun entreprend d’améliorer et de corriger les défauts les plus apparents dont pâtit la lumière de l’âme, moins nous aurons à souffrir de la conscience bigote, pleine de préjugés, de la race qui nous mesure aux amis qui nous aiment assez pour être au front sur la ligne de feu en portant nos couleurs.


    Comme un joyau brut, chacun de vous a un Cœur de Feu Blanc, car nous n’aurions jamais osé confier la fondation de cette entreprise spirituelle à quiconque n’eût pas développé une dynamique indestructible de bien, impossible à être mal qualifiée, quel que soit l’aspect de ruine qu’il pourrait encore montrer en surface. Il est notre tâche d’ œuvrer à travers les décombres, votre tâche de dissoudre l’aspect de ruine, et le test de l’humanité est d’avoir confiance en nous.


    Si celle–ci le réussit, elle peut marcher sur le passage construit à partir de la Lumière combinée de nos Cœurs. Si elle ne le fait pas, les humains devront attendre une impulsion suffisante qui les incitera à développer leur propre lumière du cœur et à marcher sur leurs rayons vacillants vers une plus grande compréhension et une appréciation plus sûre du mérite. Aujourd’hui, tout est passé au crible, tout se teste, tout se départage, et ceux qui auront persisté percevront l’évidence de notre sagesse.


    Lorsqu’un chéla remplit la mission dont il a fait vœu au mieux de sa propre compréhension, nous ne pouvons rien demander de plus, mais nous pouvons faire plus. Nous pouvons, selon le degré de coopération dont il fait preuve, augmenter sa compréhension... mûrir sa conscience... lui prêter notre Lumière... et espérer qu’il choisira de transformer sa nature même en servant. Nous ne pouvons pas lui demander de le faire. Il est suffisant et dépasse de loin nos espérances que le chéla, aussi imparfait qu’il soit, ait offert de servir. S’il choisit aussi de s’améliorer, il s’agit d’un autre miracle pour lequel nous remercions le Seigneur des Armées !


    Tous les esprits ne captent pas la même quantité d’énergie en une journée, une vie, une évolution, mais quelles que soient les quantités captées, qualifiées et dirigées vers l’Univers par un courant de vie, elles deviennent sa responsabilité et doivent être un jour rappelées et rachetées. Avant la libération de la connaissance du Feu Sacré de la Miséricorde, ce grand héritage personnel était retenu par les Seigneurs du Karma. Même maintenant, seuls les volontaires spirituels ont l’opportunité de le racheter rapidement, pour la race, il continue à revenir au rythme tranquille des temps passés.


    Comme le Seigneur Bouddha l’a expliqué, le grand sacrifice des gardiens et volontaires est de sanctifier leurs propres énergies que la Loi a renvoyées dans la vie d’expérience pour être rachetées. Ainsi, l’âme se prépare pour l’Ascension, l’instrument se perfectionne pour les Maîtres, et la foi de la race se teste au vu de représentants déclarés, pris dans les rets de la sanctification, apparemment égarés et malades.


    La détresse est –elle nécessaire à votre progrès ? Non ! Néanmoins, nous devons changer les conditions de conscience qui les font apparaître nécessaires. L’homme apprend par la grâce, par l’expérience ou par la souffrance. Chaque âme peut choisir son instructeur.


    L’énergie qualifiée a un effet. Ce qui est fait peut être défait, grâce à la Flamme Violette. Ce qui se réalise actuellement peut être qualifié harmonieusement lorsque l’âme apprend la grâce et l’humilité.


    L’âme a qualifié l’énergie à travers tous les âges par le canal des corps mental, émotionnel, éthérique et physique. Au retour, les énergies refluent vers le corps particulier qui les a projetées. La souffrance est donc parfois mentale, parfois émotionnelle, parfois éthérique, parfois physique. La purification des corps intérieurs aide à prévenir une autre qualification. L’usage de la Flamme de la Miséricorde pour qualifier à nouveau l’énergie à son retour transforme suffisamment de la masse accumulée revenant à la maison pour que le courant de vie trouve la liberté.


    Cependant, l’invocation de la nature de Dieu aide l’âme par la suite à vivre dans le présent dans un état d’innocuité.


    Les portes de votre propre conscience et de votre monde ne s’ouvrent à la discorde que de l’intérieur. Il n’y a pas un courant de vie incarné ni un Fils du Ciel qui puisse entrer dans le monde ou diriger l’énergie de leur propre aura vers le moindre recoin des fils des hommes, à moins que l’individu ouvre lui –même la porte par la pensée, la parole ou le sentiment. Si Dieu est pour vous, quel pouvoir peut être contre ?


    S’il y a quelque chose qui consume mon âme, c’est l’acceptation de l’imperfection comme instrument de la Volonté de Dieu. Je connais cette Volonté. Je l’incarne ! Mon service à la vie est de familiariser chaque homme, chaque femme et chaque enfant de cette planète avec le fait que Dieu n’a jamais créé, ne créera jamais et n’a jamais eu l’intention de créer une souffrance ou une limitation pour qu’elle enseigne l’usage correct de l’énergie de vie.


    I AM, Je Suis vôtre, depuis le Cœur ardent du Premier Royaume, où seule la Perfection a le droit d’être conçue, ressentie, expérimentée et extériorisée, où toute conscience ne doit accepter que la Perfection en tant qu’Edit et Ordre Divins envers chaque électron, esprit, planète et galaxie. Nous sommes un groupe ardent, je vous le rappelle, mais aussi un groupe loyal, loyal envers la Volonté de Dieu !


    Votre

    M

     Le Premier Rayon


    La Lumière sur le Chemin – 4

    Octobre 1953


    Salut,


    De temps à autre, On me demande de rappeler aux chélas et aux courants de vie bénis, qui ont volontairement levé l’ancre retenant leurs barques respectives au rivage d’une vie de sécurité relative, le But que nous servons, la Cause que nous avons promulguée, et la Fin à laquelle nous avons consacré le flux continu de nos énergie, attention et vie.


    L’entreprise consistant à briser le silence naturel, celui tissé à partir des énergies des consciences humaines, qui bâillonne la Voix de la Présence et le Conseil des Dieux, avait pour seul but d’atteindre la conscience externe d’individus qui ont montré un intérêt plus qu’ordinaire à libérer la vie. A travers cette profession de foi, nous avions assez de raisons pour requérir une dispensation, par laquelle la Loi Cosmique nous permettrait d’investir nos énergies dans la communication avec plusieurs courants de vie, qui pourraient, s’ils étaient inspirés et intéressés, nous aider à propager la Parole et la Lumière vers un plus grand nombre d’individus conscients.


    Tous nos plans, desseins, espoirs et suggestions sont centrés sur cette seule entreprise : libérer la vie par incorporation des énergies individuelles de chélas incarnés qui, sachant ce que nous faisons, ont décidé de coopérer à ce service et de nous aider à ouvrir toute porte possible pour augmenter le volume de radiation et d’instruction prêt à être distribué.


    Comme aux jours de Camelot, chacun, dans sa sincérité, voit juste et selon les dynamiques naturelles de siècles d’expérience de la vie. La mesure, par laquelle chacun peut tester son service à tout instant, ou rétrospectivement, est vraiment simple. Il suffit de se demander chaque jour : "A quelles vies, hormis la mienne, ai–je été bénéfique en augmentant le stock de sagesse humaine, soit en préparant les Paroles des Maîtres pour leur diffusion, soit par application consciente ou par simple courtoisie, gentillesse et considération, soit en offrant une main secourable ?"


    Lorsque les chélas sont capables de voir le But, quand ils s’efforcent de sublimer leurs propres énergies et les attellent au service le plus efficace que leurs dynamiques personnelles leur permettent, quand ils nous préparent un instrument harmonieux, équilibré, flexible et efficace, alors nous pouvons vraiment aller de l’avant.


    Certaines demandes qui s’élèvent du cœur des hommes nous ouvrent la porte qui nous permet de mettre en oeuvre les activités qui deviendront une bénédiction et un épanchement spécifique. Alors, la race peut en bénéficier, de même que les chélas sélectionnés et entraînés pour de futurs services, quand la pression des énergies d’un plus grand nombre dressera la scène de leurs expériences.


    Notre intérêt initial consistait à préparer un organe impersonnel par lequel nous pourrions présenter la Loi et les entreprises de la Fraternité, et si nous réussissions à nous assurer la coopération de quelques êtres non ascensionnés, nous avions l’intention de les attirer graduellement vers une collaboration et un service conscients dans le cadre de nos entreprises.


    Cependant, l’histoire rend compte des faits. La poussée d’énergie et l’intérêt des étudiants exigeaient que nous fournissions des centres, dans lesquels les gens sincères pourraient immédiatement mettre en application les connaissances de la Loi nouvellement acquises.


    L’éclosion des activités de groupes coopératifs dépassa immédiatement nos prévisions, mais nous ne pouvions pas refuser cette expansion. Alors, par le canal de courants de vie spécialement préparés, nous nous efforçâmes d’apporter les moyens permettant d’inciter au travail de classe les individus désireux de saisir une telle opportunité. En fonction de la réponse, le Maha Chohan lui–même estima propice l’occasion d’établir des Classes de Transmission et commença à préparer les champs de force spirituels pouvant et voulant servir de conducteurs d’énergies qualifiées du Feu Sacré. Le rayonnement des Temples du Feu est déjà projeté à travers la substance de ces foyers dédiés. Cela est, en soi, un accomplissement formidable que nous avions cru seulement réalisable dans un délai de dix ans suivant l’impulsion initiale de notre Nouvelle Entreprise !


    Les individus qui ont montré un intérêt profond pour notre service ont demandé une mise à disposition de matériel plus grande que ce qu’il a été encore possible de préparer pour la distribution. Aussi nous sommes –nous efforcés de faire autant que nous pouvions par l’intermédiaire de chélas volontaires pour répondre à l’appel ascendant de l’humanité pour plus de lumière.


    C’est alors que naquit l’idée de conférer à certains courants de vie l’opportunité de porter la Parole aux gens, chacun contribuant selon ses propres développement et compréhension et stimulant par sa conviction personnelle les chercheurs requérants d’assistance. Des messagers furent désignés, chacun ayant des antécédents et un héritage pouvant être d’une valeur inestimable pour notre Cause, chacun pouvant rendre des services distincts et spécifiques d’une manière aimable et coopérative.


    Vous savez, j’ai toujours aimé les étoiles et les planètes. Elles sont toutes placées par l’Intelligence Divine, chacune illuminant le firmament par sa lumière et sa gloire et aucune ne souhaitant vivre sur l’orbite d’une autre. La constance de la formation de constellations dépend entièrement de cette merveilleuse courtoisie. Orion se trouve aujourd’hui devant les yeux de l’homme telle qu’elle se révélait il y a des siècles, lorsque je levai les yeux dans la nuit obscure pour guider mes pas à travers les terres désolées sur le chemin de l’Étable de Bethléem. Si les étoiles scintillantes qui constituent sa Ceinture et le tracé de sa Forme avaient insisté pour se trouver ailleurs, il y a longtemps que la constellation se serait désintégrée dans le néant et que bien des hommes, cherchant leur chemin dans les cieux, auraient été confondus par l’instabilité de l’image.


    Il n’est pas facile pour des hommes et des femmes venant de différents horizons d’associer leurs personnalités distinctes dans une entreprise commune pour le bien de l’ensemble, ou même de reconnaître le mérite des autres âmes participantes. Je le sais, car dans l’école où j’étudiais l’astronomie, il y avait quelque quarante bons initiés, avec lesquels je partageais ma vie et mes études. Neuf d’entre eux décidèrent de suivre avec moi l’Étoile de Bethléem, mais huit rebroussèrent chemin, troublés par les récits terribles du chef de caravane dépeignant, avant que nous ne fussions en route, les dangers du voyage. Dans cette vie–là, j’appris également à vivre en communauté, et je ne parle pas en vain lorsque je dis avec émotion que la violence des sentiments humains est de loin plus destructrice que la flèche, le boulet, la lance ou l’épée qui, instantanément, exécutent leur travail et atteignent leur but.


    Laissez –moi vous parler un instant de l’activité consistant à attirer la radiation des Maîtres par la parole prononcée et de vous donner quelques détails sur les motifs qui constituent l’arrière–plan des actions par lesquelles se mérite le conseil des Maîtres. Lorsque des courants de vie non ascensionnés peuvent prouver à la Loi Cosmique qu’ils sont volontaires pour un service impersonnel à la vie qui justifie une libération d’instructions plus qu’ordinaire, nous pouvons obtenir d’apporter les messages aux classes de travail en les incorporant alors dans la forme écrite. Quand nous ne recevons pas une telle garantie par le biais d’un service manifeste, la somme d’énergie que la Loi permet à divers Membres de la Hiérarchie d’investir dans le travail de classe ou dans la parole écrite est nécessairement plus réduite. Cela est, en soi, une protection pour les récipiendaires.


    Voyez–vous, les bénédictions reçues, à moins qu’elles ne se traduisent par quelque bénéfice pour la race, deviennent obligatoirement un karma pour les temps futurs. Ces bénédictions particulières ne sont pas méritées par un individu ou par la race, elles sont des dispensations octroyées parce qu’un Promoteur a persuadé le Conseil Karmique que cet investissement d’énergie hâtera l’évolution de la planète et de ses peuples.


    Vous tous aujourd’hui souffrez d’un tel karma. Ceux d’entre vous qui n’ont pas d’aisance financière disposaient à une certaine époque de beaucoup de richesses destinées au plan de Dieu et qu’ils ont retenues ou utilisées librement pour des plaisirs personnels. D’autres, qui souffrent de limitations de l’esprit ou du corps, eurent un jour une santé parfaite et l’opportunité de servir Dieu, mais utilisèrent leur esprit et leur corps à de basses fins. Certains, qui se plaignent d’un manque d’inspiration et de Paix Divine, ont possédé les deux dans le passé, mais ne se sont pas conformés aux incitations de leur Présence à promouvoir une Cause qui se trouvait alors entre les mains pleines d’espérance de quelques Frères et Sœurs du Ciel. Aujourd’hui, lorsque vous voulez servir, vous n’avez pas cette paix et ce guidage que vous considérez essentiels à votre succès. Personne ne peut se plaindre et prétendre qu’il voudrait s’il pouvait. Que chacun de vous se pardonne les limitations qui font de vous aujourd’hui des instruments moins flexibles dans nos mains, maintenant que votre cœur désire servir ! Pourtant, ne laissez pas l’amertume, le mépris, le ridicule, ni les germes de l’orgueil spirituel ternir la lumière de votre âme, lorsque vous vous efforcez de travailler pour une Cause commune avec d’autres esprits, handicapés de la même manière, mieux vaut vous retirer de l’entreprise coopérative et trouver votre chemin vers Lui dans la fière solitude de votre propre opinion de vous–mêmes.


    L’humanité est assoiffée de compréhension et de lumière. Notre désir est d’équilibrer l’instruction aux étudiants par l’incorporation de leurs énergies dans le chant, le décret, l’affirmation et la visualisation. Alors, chaque libération sera payée à la Loi Cosmique en totalité, et l’individu ne sera pas bercé d’une douce rêverie, mais promu sur la base de nouveaux éléments de Loi et de promesses qui, pour devenir réalité, doivent être incorporés dans la conscience par l’application. Voilà pourquoi il est important de participer à un travail de classe avant un message, ainsi que vous avez choisi d’appeler nos paroles. Le travail de classe donne à l’individu l’occasion d’incorporer ses propres énergies dans un service impersonnel, de peur qu’il ne meure d’une indigestion de connaissances spirituelles, faute de les avoir assimilées en les pratiquant pour le bien d’autrui.


    Une raison plus subtile pour ce travail préparatoire de groupe n’intéressera que les altruistes : la protection du leader par lequel afflue le courant. L’alignement et l’élévation de l’action vibratoire de la conscience servante (du chef de groupe) doivent être autant protégés que l’instrument que le musicien prépare, soigne et conserve une fois qu’il est accordé à sa note parfaite.


    De toute assistance part un flux d’énergie et d’attention, substance et conscience du monde de chacun, et ce flux se focalise sur l’objet de la réunion qui, momentanément, occupe les sens, que cela soit une image, une flamme ou une personne.


    Dans les premiers âges, et même dans le service rituel des Eglises, il y a toujours eu des assistants dont les corps étaient supposés servir au passage des courants et forces émanant des gens et, à travers ces individus, toutes les vibrations provenant de la congrégation devaient être transmutées et littéralement épurées ou tamisées, jusqu’à ce que seulement les plus pures énergies du groupe fussent libérées dans l’aura de l’officiant ou de la prêtresse. C’est pourquoi, dans l’activité actuelle, il est toujours sage que chaque Directeur de Sanctuaire ou leader dispose de forts gardiens spirituels aux premiers rangs de l’assistance. Ces gens, s’ils sont correctement instruits et entraînés, s’offrent comme agents purificateurs des sentiments et apportent leur force et leur foi à l’individu qui dirige la flamme. La loyauté et l’amour de ces gardiens déterminent leur efficacité dans cette fonction.


    Autrement, le Directeur lui –même doit recevoir les énergies discordantes des participants au service, sans parler du public rassemblé, de même que les énergies bien plus subtiles dirigées dans l’atmosphère et qui cherchent toujours à rompre une Connexion Divine. Ainsi, beaucoup de ce qui pourrait être dispensé se perd, tant dans l’expression verbale que dans le rayonnement, et une grande partie de l’essence vitale du leader est dépensée inutilement.


    J’ai parlé librement, franchement et avec force, car c’est ma manière, et j’espère que vous me pardonnerez tout choc émotionnel que je pourrais avoir provoqué, car la Cause est la chose (N.d.T. : importante), et la Lumière du Monde est notre rançon pour libérer le Bien–Aimé Sanat Kumara. L’inspiration, non pas la désillusion, est le plan de la Fraternité pour tous ceux qui nous servent et nous représentent auprès des gens.


    Votre serviteur dévoué.
    M

     Le Premier Rayon


    Article 18

    La mission de Dieu par vous

    Août 1952


    Mes bons chélas,


    Je salue la Présence de la Vie qui s’écoule à travers vous et qui annonce à l’univers et à tout ce qui l’habite que Dieu désire accomplir, par l’intermédiaire de vos esprits, un dessein qui enrichira la vie expérimentale de toute l’humanité !


    Lorsque nous voyons la vie focalisée à travers une forme humaine, nous nous inclinons avec déférence devant le Donneur de Vie, reconnaissant qu’il a trouvé sage de concentrer et de soutenir dans cette forme une parcelle de Lui –même, dans le but d’accomplir quelque chose de permanent et de durable au bénéfice de la race, car la Sagesse de Dieu est infinie, et Il ne dispense pas négligemment l’essence de Son Etre ! C’est pourquoi les Êtres Directeurs de l’Univers s’inclinent toujours et dispensent une bénédiction silencieuse à chaque centre vital qu’ils rencontrent, ils demandent que la vie qu’ils révèrent puisse se réaliser promptement, facilement et parfaitement, en accord avec la volonté de Dieu !


    A l’instant même où la force vitale est retirée de la coupe qui la contient, cela signifie que la Sagesse du Dieu Universel a choisi de ne plus se manifester sur ce point de l’univers, l’activité cesse d’être et son véhicule retourne à l’informé. Lorsque nous, dans notre voyage circonstancié à travers le monde de la forme, prenons contact avec la force vitale de quelque véhicule parmi les plus sordides, nous sommes toujours conscients, non pas du véhicule, mais de la vérité qui nous dit que parce que la vie s’y trouve, Dieu a une mission à accomplir. Cela nous permet de nous mouvoir de manière heureuse et harmonieuse à travers le monde de l’apparence, aimant la vie dans son but réalisé. C’est un merveilleux état d’esprit et de conscience à cultiver, qui contribue énormément à soulager les personnes de sensibilité affinée de cette lutte constante entre l’amour et l’aversion devant une manifestation imparfaite dans l’homme, la bête ou dans l’objet inanimé.


    Avec mon amour

    M

     

    Le Premier Rayon


    Article 19

    Dynamiques de bien et de mal

    Juillet 1953


    Chélas bénis,


    Que le Saint–Esprit vous bénisse, Lui qui a adombré votre âme en imprégnant les centres subtils desquels surgira la Flamme Divine dans toute sa puissance ! La pression de la création humaine sur les diverses tendances destructives que les courants de vie ont accumulées à travers les siècles conduit à des emportements sporadiques. Ceux–ci s’estompent à nouveau, enveloppant le je extérieur dans une sécurité trompeuse, pour mieux se raviver lorsque de grandes marées agitent l’atmosphère et trouvent leur exutoire dans les vibrations qui palpitent faiblement dans les corps intérieurs des aspirants et des masses !


    Les dynamiques pulsées de bien existent également dans les plis du vêtement éthérique, des corps émotionnel et mental, comme dans la conscience atomique réelle de la chair. Lors de certains cycles, quand de grands épanchements cosmiques des Êtres de Lumière pénètrent dans l’atmosphère terrestre, ces courants intérieurs s’animent, répondent et se renforcent, l’âme s’élève par la force de ses propres dynamiques et se rapproche de l’aura de son Seigneur !


    En même temps que le Grand Esprit du Maha Chohan intensifie nos efforts, ceux qui ont senti sa présence au cours des siècles en ont conservé le souvenir et s’éveillent à cette mémoire. Les centres internes réceptifs à cette émotion Divine commencent à vibrer à travers l’individu et renforcent à nouveau cette émotion en magnifiant le pouvoir du Seigneur !


    Avec quelle patience extrême et quelle affectueuse sollicitude chacun d’entre vous a–t–il été choisi dans le but d’être pour nous la porte par laquelle les énergies vitales, les dons, les talents et les offrandes de l’humanité peuvent s’intégrer à une activité cérémonielle universelle et dans l’adoration de Dieu ! Ces énergies créeront un schéma, une échelle de lumière vivante et un pont de Flamme immortelle que pourront emprunter les dix milliards de courants de vie appartenant à cette évolution pour retourner à la Maison !


    Dans l’Adoration cérémonielle qui se développera dans les dix mille ans à venir, la musique jouera un rôle glorieux. Les chants de milliers de voix entraînées, s’élevant des lieux d’adoration, renforceront le rituel accompli par les prêtres et les prêtresses de la Flamme ! Les mélodies qui apaisent l’émotion, qui calme les confusions de l’esprit, qui polarisent à nouveau la conscience atomique sur le point de réceptivité de la parfaite santé de Dieu et de Sa beauté dans les formes, toutes ces mélodies attendent le développement de la composition musicale du Nouveau Jour.


    Avec mes bénédictions et mon amour
    M

     Le Premier Rayon


    Article 20

    Les bienfaits de la contemplation du Maître

    Juillet 1953


    Amis bien–aimés,


    "Écoutez les incitations spirituelles naturelles de votre cœur et suivez son aimable conseil. Vous vous égarerez rarement lorsque votre conscience sera nettoyée méthodiquement d’opinions préconçues, et vous vous ouvrirez comme un enfant à la Volonté de Dieu, sachant que partout où elle vous mène, vous serez sur le Chemin de la Vertu."


    Ces mots de notre Seigneur le Maha Chohan ont été transmis à un chéla, accompagnés de l’avertissement qu’un tel conseil se donne rarement, sauf quand le développement du chéla a dépassé le stade de l’auto –illusion et de l’orgueil spirituel, dont le résultat habituel est l’obéissance aux directives émotionnelles, déguisées astucieusement en suggestions Divines, qui laissent d’autres conseillers impuissants.


    Lorsque vous vous entraînez par application individuelle à recevoir notre vibration, vous pouvez parfaitement percevoir le Maître particulier de la Fraternité qui, de temps en temps, rayonne à travers vos efforts. Une méditation de quinze minutes sur n’importe qui d’entre nous, en introduisant notre nom, notre image, nos paroles dans votre exercice, apporte une sensation profonde, distincte de ce qu’est le niveau ordinaire de vibration de votre monde. Alors, en faisant l’expérience de vibrations différentes, vous commencerez à distinguer les qualités subtiles mais évidentes de chacun d’entre nous.


    Votre serviteur dévoué
    M

     Le Premier Rayon


    Article 21

    Les Esprits Protecteurs

    Octobre 1952


    Chélas bénis,


    Nombreux sont les habitants de cette douce Terre et de son atmosphère interne qui n’appartiennent pas à son évolution. Quelques –uns sont venus librement offrir à la conscience évoluante de la chaîne (N.d.T. : humaine) la force de leurs courants de vie, et d’autres sont issus de chaînes précédentes, parce qu’ils n’avaient pas évolué suffisamment rapidement pour atteindre la Maturité Divine dans le temps alloué de l’Heure Cosmique. Je suis de ceux qui sont venus d’une autre étoile. Si je me suis soumis au renoncement de la liberté et si j’ai accepté la récurrence des incarnations à travers de nombreux âges, cela a été de ma part un service volontaire à la vie.


    Ces êtres intelligents, à l’instar des trente volontaires de Vénus, qui décidèrent d’être le levain dans le pain en pénétrant la véritable substance de la Terre dans des corps de chair, acceptèrent l’éventualité de générer un karma lors de chaque incarnation en se consacrant à l’action par les mêmes formes restreintes dans lesquelles doit oeuvrer l’humanité évoluante. L’intelligence consciente n’a pas besoin de créer un karma destructif, mais elle est soumise aux mêmes tentations de mauvais usage de l’énergie de vie qui lui est confiée par la Présence de Dieu, tout comme le plus petit des enfants de l’homme. Ainsi, beaucoup de gardiens de la race ont tissé
    dans leur exil volontaire des toiles individuelles de limitation karmique qui lient leur libre esprit et affaiblissent leur lumière, alors que les chaînes karmiques des habitants naturels de cette petite étoile l’ont rendue si récalcitrante que la Loi l’a vouée au retour vers le néant.


    Ainsi, même les esprits protecteurs d’autres mondes doivent suivre le processus d’Ascension hors des ombres émotionnelles, mentales, morales et spirituelles, vers la lumière de leur propre Présence. Pour eux, le processus de dissolution du karma auto–créé était relativement simple, mais souvent, une fois la dette karmique entièrement remboursée, ces esprits libérés renoncèrent au Nirvana et même à l’Ascension pour retourner maintes et maintes fois sur Terre dans le but de stimuler les efforts spirituels de ses peuples. Par exemple, le Bien–Aimé Frère Jésus naquit sans péché, sans limitation karmique, et vécut dans un vêtement de chair en tant que serviteur volontaire de la Loi Cosmique. De la même manière, Kuthumi et mon humble personne nous soumîmes volontairement à la loi karmique pour aider à l’évolution de l’humanité, et nous nous incarnâmes de nombreuses fois pour offrir aux différents âges le support de nos énergies de vie.


    Dans ces visites récurrentes à la Terre, nous accumulâmes une dette karmique individuelle que nous dûmes effacer par l’usage conscient du Feu Sacré, à peu près de la même façon que le Bien–Aimé Saint–Germain vous enseigne de le faire par l’usage de la Flamme de la Miséricorde et de la Compassion.


    Pendant notre incarnation en qualité de deux des Mages au temps du ministère de Jésus, notre dette karmique fut équilibrée, et, depuis lors, nos incarnations ont été entièrement de caractère volontaire, libre de création karmique et de réaction. Lorsque, finalement, je terminai ma ronde d’incarnations, ayant réalisé le but de ce qui fit de moi un homme, je retins le corps éthérique d’un potentat indien que j’utilisai au cours de mon association avec Hélène Blavatsky. Kuthumi servit d’une façon similaire. Ces véhicules avaient l’apparence rassurante de la chair et furent absorbés dans le Vêtement électronique lors de l’Ascension finale de la conscience, qui eut lieu lorsque l’épanchement théosophique se termina. J’espère que cela vous aidera à comprendre quelques déclarations divergentes à propos de notre présence, de notre identité et de notre position spirituelle.


    Tout Maître peut retenir un ou plusieurs de ses corps par lesquels il pourra œuvrer avant de les déposer définitivement. Nous avons déposé la chair, comme je l’ai indiqué, mais avons retenu le véhicule éthérique par convenance durant la période théosophique car, comme vous le réalisez, il est difficile de contacter l’homme à travers les hautes vibrations de la Présence électronique, ainsi que nous devons le faire aujourd’hui. Matérialiser le double éthérique est très facile, mais le faire avec la Présence Maîtresse Ascensionnée est un grand choc pour le chéla jusqu’à ce qu’il soit très, très bien ancré dans cette Paix qui, véritablement, dépasse la compréhension de l’esprit.


    Enfants, soyez toujours dans mon Cœur, il est toujours à votre service !

    M

     Le Premier Rayon


    Article 22

    Changer les pôles spirituels de la Terre


    Décembre 1952


    Bons chélas,


    L’année 1952 touche à sa fin, et mon Cœur est rempli de gratitude et de remerciements pour les fils et filles de la Terre qui ont accepté notre amitié, notre amour, notre association et nos conseils, parce que sans cela, nous ne pourrions présenter aux Seigneurs du Karma qu’un pauvre bilan de nos efforts au cours des douze mois écoulés.


    J’ai été presque constamment à Darjeeling depuis que j’ai quitté Shamballa, car ma fonction comprend la responsabilité de l’évolution ordinaire de l’Asie, de ses gouvernements et de ses nombreux peuples. Avec le centrage du pouvoir du Soleil par le canal de Titicaca, la population d’Asie va décroître petit à petit et le taux de natalité augmentera dans l’hémisphère occidental, car de plus en plus d’âmes sur le point de s’incarner, qui cherchent la Lumière, seront attirées dans l’atmosphère spirituelle qui se construit et s’extériorise au moyen du Rayon cosmique à Titicaca. Cela signifie que l’impulsion de s’incarner en Inde et en Extrême–Orient cessera faute de motivation et allégera grandement la tâche de ceux d’entre nous qui s’efforcent d’apporter la perfection du Ciel à la Terre et auprès de ces nations. Néanmoins, les chefs spirituels, gouvernementaux et éducateurs de l’Est sont toujours sous ma responsabilité et, avant que nous ne nous rendions au Royal Teton pour le Grand Bilan, je souhaite que nos comptes continentaux soient en ordre, de manière à nous faire une idée de notre contribution potentielle à la cause du progrès et de l’évolution du monde.


    L’espoir qui remplit les coeurs de la Fraternité, au moment où nous nous préparons à entrer dans l’année 1953, sera un encouragement partout et pour tous les coeurs à la recherche de la spiritualité, car l’espérance rayonne à partir de nous comme la lumière du Soleil physique, et elle devient l’atmosphère qui nous entoure, où que nous soyons momentanément. Notre espoir réside dans l’empressement avec lequel l’humanité acceptera notre réalité et dans le profond désir, venant du coeur, de coopérer au progrès de la race. Quand le voile humain pourra être suffisamment levé pour que les étudiants puissent se souvenir de leur participation dans ces Conseils, rien ne les séparera plus de leur liberté dans la Lumière...

    M

     Le Premier Rayon


    Article 23

    L’énergie canalisée

    Avril 1953


    Chélas bénis,


    Canaliser les énergies, développer les talents, réprimer avec tact les gaspillages de temps et d’occasions n’est pas une mince affaire, même pour ceux d’entre nous qui se sont libérés de la conscience humaine ! Ce n’est pas une tâche enviable, mais elle est importante !


    Souvenez –vous toujours que l’organisation, qui est l’instrument par lequel la Vérité peut être canalisée pour servir les gens, doit rester le serviteur de la Cause, car, très souvent, elle étouffe la vérité même qu’elle sert. Voilà l’équilibre de la Voie du Milieu.


    Des êtres bénis, qui servent librement tels des oiseaux, se rebellent contre l’énergie canalisée, et d’autres, habitués à utiliser l’énergie canalisée, sont incapables de s’envoler vers les sommets d’où afflue l’inspiration. Ces deux extrêmes doivent se rapprocher du milieu du chemin pour un service durable à la vie. Je vous aiderai chaque fois que mon conseil sera requis ou pris en compte.


    A votre service

    M

     Le Premier Rayon


    Article 24

    Le chéla novice

    Février 1953


    Chélas bien–aimés,


    Savez–vous ce que veut dire chéla d’un point de vue intérieur ? Aspirant plein d’espoir ! On devient chéla lorsque la Flamme de Vie à l’intérieur du cœur ne peut plus se voir refuser l’opportunité ne serait –ce que d’essayer de manifester le Plan Divin à travers sa personnalité du moment. Un chéla est accepté lorsqu’il a postulé une assistance et une instruction plus qu’ordinaires et quand, après examen spirituel du Gourou, il est considéré capable de suivre les disciplines plus qu’ordinaires requises du courant de vie qui décide de libérer le Pouvoir Divin dans le je et devient ainsi maître d’énergie et de vibration dans la sphère dans laquelle il choisit d’œuvrer.


    La Flamme Immortelle de Vie dans le cœur de tout individu est, bien sûr, le maître pouvoir sur toute substance, forme ou vibration, mais elle n’agit pas à travers l’individu avant qu’elle ne soit invitée à le faire. Cela est évident car, bien que tous les êtres humains soient animés par la même Présence, très peu en utilisent les pouvoirs pour stimuler et manifester la Perfection Divine.


    La Flamme du Cœur de l’aspirant montre son désir de devenir un chéla. Celui–ci fait partie du groupe rassemblé par les Veilleurs Silencieux de sa section particulière sur le plan terrestre, en attente d’inspection par la Fraternité. De ce groupe, un dixième environ sont choisis comme chélas novices. Les autres sont placés sous la protection des Anges Gardiens et des Êtres Spéciaux qui nourrissent et développent le Désir Spirituel dans leur Cœur. Ils le feront tant que l’émotion ou la pression d’une crise dans la vie terrestre motivera l’âme, car une fois cette crise passée, rien ne les incitera plus à poursuivre leur quête spirituelle. De tous les candidats au statut de chéla, dont le cœur crie "pourquoi ?" lorsqu’ils sont confrontés aux apparences de la vie, très peu ont réellement l’intention de persister dans leur quête. Cependant, cet élan momentané du coeur les place déjà parmi les chélas potentiels du futur.


    Les dix pour cent qui sont acceptés comme chélas novices, mais qui ne sont pas encore des chélas acceptés, entrent alors dans une période probatoire s’étendant de quelques semaines à plusieurs incarnations, avant d’être acceptés par un Frère particulier et d’entrer dans une association gourou –pupille, qui est la relation mystique parent –enfant, plus affectueuse qu’aucun lien terrestre ne peut l’être !


    A partir de ce moment, toute activité du chéla se répercute sur le Gourou, et les souhaits du Gourou deviennent les désirs du cœur du chéla d’employer les talents et les capacités de son courant de vie à leur accomplissement.


    Chaque chéla accepté, avant qu’il ne franchisse les portes glorieuses de la Liberté Éternelle, passe constamment par diverses expériences, au moyen desquelles le Gourou espère développer et mûrir les véhicules utilisés par le courant de vie, jusqu’à ce que le chéla devienne un maître contrôle d’énergie, non seulement sur le plan physique, mais également aux niveaux internes, plus subtils.


    Le Gourou surveille les corps intérieurs du chéla avec autant de soin que la mère examine l’habillement de son enfant, répare les accrocs et renforce certaines parties des vêtements pour mieux le protéger, l’embellir et aménager son confort. Le service particulier que rend l’individu détermine aussi la partie du septuple instrument qui sera exposée à l’usure la plus dure et aux plus sévères tensions, à cause des circonstances discordantes qu’il affrontera. C’est souvent la partie la moins développée du courant de vie qui sera la plus sollicitée, l’attention constante du Gourou et la concentration permanente d’énergie sur ce véhicule ont pour seul but de le développer et de le mûrir, même si cela paraît pénible au cher disciple.


    Il vaut mieux que le Gourou tisse l’armure mystique sur le talon d’Achille, plutôt que celui–ci demeure vulnérable aux coups de boutoir du mal quand viendra le temps de l’importation cosmique !


    Il y a entre honnêteté et indiscrétion une aussi grande différence qu’entre pureté et licence. Il est louable de retenir l’information spirituelle lorsqu’on est requis de le faire, mais dans l’abondance de matière qui attend d’être libérée pour vous et par vous, dans les multiples expériences spirituelles qui peuvent être les vôtres, il vous est demandé, et non pas à nous, de faire preuve du discernement spirituel qui vous enjoint de dévoiler ou vous commande de cacher une partie de cet héritage spirituel aux yeux profanes. Cela fait partie de votre discipline !


    Il y a des expériences qui peuvent être servies à la cuillère à quelques êtres choisis, et il y en a beaucoup de merveilleuses et délicieuses qui peuvent être criées sur les toits. A vous, mes enfants, d’appliquer la prudence qui sera le garde–fou permanent contre les indiscrétions nées de l’enthousiasme, de l’amour et du zèle.


    C’est une Vérité Divine que vous êtes toujours à l’intérieur du Rayon des Maîtres et sur le devant de la scène, constamment à portée de notre protection et de nos conseils, mais vos corps intérieurs sont les coupes par lesquelles nous versons l’essence de pouvoir et de lumière, et s’il existe une faiblesse dans l’un quelconque de ces corps, une partie de cette essence peut s’échapper et donc ne pas rendre son meilleur service, comme elle le fait lorsqu’elle est libérée sous Protection Divine.


    Il s’agit de la même discipline que celle qui confie aux petits êtres angéliques et aux chérubins la Lumière Divine, qui se répand de leurs tendres corps sans direction ni contrôle et qui, quand ils mûrissent, se projette puissamment vers un objectif donné pour rendre un service cosmique. La richesse d’informations entre vos mains est à utiliser selon ce que dicte votre cœur. Les confidences des Maîtres peuvent être aussi utilisées à votre gré, mais, en fonction de l’utilisation que vous en faites, il sera déterminé combien de mystères internes nous serons autorisés par la Loi Cosmique à transmettre dans le futur et combien de magnifiques expériences, précipitations et manifestations seront permises à vos consciences extérieures. Il ne serait pas sage de notre part, dans l’enthousiasme et dans l’amour, de placer sous votre garde certaines expériences glorieuses que vous, dans un élan d’honnête zèle, transmettriez aux masses aveugles, avec la conséquence pour vous d’un retour de karma qui serait préjudiciable à l’évolution de votre esprit.


    Souvenez–vous de l’avertissement de votre Maître : "Soyez prudents comme le serpent et doux comme la colombe" et de celui de Gabriel à Marie : "Médite ces choses dans ton Cœur !"


    Votre

    M

     Le Premier Rayon


    Article 25 

    Le chéla accepté

    Mai 1953


    Chélas bien–aimés,


    Il est bon d’avoir une connaissance exploitable de l’Echelle spirituelle de l’évolution, que gravit laborieusement l’âme enchaînée !


    Le mot chéla, que nous avons introduit dans le vocabulaire des étudiants, est analogue à celui de disciple. Par comparaison aux nombreuses centaines d’étudiants qui ne montrent qu’un intérêt passager pour la tradition spirituelle, ou qui ont un appétit intellectuel aiguisé par tout ce qui est nouveau et différent, il y en a relativement peu dont les vies, non les lèvres, les distinguent pour être d’éventuels chélas novices.


    Les Présences Gardiennes, dont le service à la vie est de surveiller l’expansion de la lumière dans les cœurs des hommes, discernent facilement ceux dont les énergies se dédient à une recherche sincère et déterminée de la vérité et de la liberté. Ce sont des étudiants, des aspirants et des chélas possibles quand un Maître accepte la responsabilité de lier l’énergie de leurs mondes imparfaits à son aura étincelante.


    Lorsqu’un Maître accepte un individu en qualité de chéla novice, celui–ci doit immédiatement entrer dans la discipline aussitôt délivrée, afin d’éliminer le vice larvé et de renforcer la vertu latente. Souvent, le Maître permet à l’un de ses chélas acceptés de rendre ce service à sa place, car la conservation de nos énergies nous autorise à avoir, pour parler au niveau cosmique, plusieurs fers au feu. Tout comme sur votre octave, vous pouvez confier certains détails (de vos tâches) aux pupilles dignes de confiance. Plus vous le ferez, plus il vous restera d’énergie pour rendre un autre service dont ils ne sont pas encore capables.


    La période probatoire du noviciat ne peut pas être mesurée en mois ou en années, parce qu’elle dépend de la somme de karma que le chéla a accumulée et de la somme de discipline qu’il est disposé à accepter. Quelques–uns renoncent sous la pression de cette période d’essai, d’autres la supportent lentement à travers de nombreuses incarnations, d’autres encore choisissent de la condenser et, sans souci de la peine de l’esprit ou des sentiments, accomplissent la tâche avec empressement.


    Durant cette période probatoire, et même après que l’individu soit devenu chéla accepté, le Maître est libre d’utiliser celui qu’il souhaite, en accord avec les talents et développements particuliers du courant de vie, afin de promouvoir la cause spécifique dans laquelle il est engagé. Lorsque l’individu passe certains tests et qu’en lui –même, il reconnaît le Maître comme son Gourou, il devient un chéla accepté, il passe alors par des initiations de nature subtile vers l’état d’adepte et, finalement, vers celui de la pleine Maîtrise.


    Comme je l’ai dit, le lien entre le chéla accepté et le Maître est plus étroit que celui existant entre parent et enfant. Ils sont véritablement un en conscience. Dès ce moment, le Gourou peut suggérer au chéla comment hâter son évolution et contrôler son énergie, mais aussi comment aider le Maître dans son Service. Le Maître peut le faire directement, lorsque le chéla accepté a développé ses propres pouvoirs et sa conscience au point où le Maître peut l’atteindre directement ou, lorsqu’il peut s’assurer les offices et l’assistance d’un autre chéla développé selon cette ligne particulière, il peut demander à ce chéla de transmettre son message ou ses directives à celui dont il souhaite l’assistance pour son Service.


    Lorsque le chéla accepté n’a pas développé les pouvoirs d’être en contact directement avec le Maître, la responsabilité de lui transmettre les paroles du Maître revient entièrement à la conscience empreinte de libre arbitre d’un autre chéla et à sa capacité d’agir de la sorte.


    Le magnétisme du chéla qui s’est développé au point où les Maîtres peuvent l’atteindre et, à travers lui, l’humanité, est très délicat, sensible et impressionnable sans cela, les hautes vibrations de notre Octave ne pourraient pas être enregistrées par la vue, l’ouïe ou quelque autre porte des sens. En Orient, où les vibrations naturelles du monde sont spirituelles, il n’est pas difficile de trouver de tels individus, mais en Occident, ces natures sont extrêmement rares. Le chéla qui offre ses propres énergies afin de favoriser une cause mondiale, ne sacrifie pas seulement ces énergies au Maître, mais également à ceux choisis par le Maître pour promouvoir
    son Plan et, à chaque instant, sans perte de mérite, il peut se retirer de ce service volontaire. Un tel chéla est la ligne de vie entre le Maître et de précieux courants de vie acceptés, qui ont une grande Cause à servir, mais qui ont perdu certaines perceptions spirituelles à travers les siècles d’expérience de vie.


    Il me serait impossible de m’asseoir et d’utiliser la somme d’énergie spirituelle nécessaire à la précipitation de chaque lettre et mot d’un document destiné à un chéla, sauf en de rares occasions, et sans la dispensation merveilleuse que j’ai reçue, toutes ces âmes zélées ne pourraient être atteintes avec de tels moyens ou, plus difficilement encore, si je devais manipuler un enregistreur !


    Toujours vôtre.

    M

     Le Premier Rayon


    Article 26

    Les instructions de Kuthumi


    Chaque courant de vie sur le Chemin arrive tôt ou tard à un certain stade où il commence à se tourner vers la voix de la conscience [Still Small Voice] dans son cœur. Au début, l’individu commence à se baser sur son intuition, puis sur son inspiration et, plus tard encore, sur ce contact conscient qui précède la maîtrise consciente de soi, dont l’accomplissement émancipe sa Divine Liberté de tout concept humain et de toute forme humaine.


    Voilà le point le plus difficile à atteindre sur le Chemin spirituel, et je vous demande, lorsque vous parviendrez sur le seuil du Cœur du Silence, dans lequel vous communierez avec votre propre Je Divin, d’être extrêmement sage, alerte et prudent en entendant les réponses que vous recevrez en priorité de vos propres corps, parce que vous êtes un mécanisme complexe, un être septuple. Alors que la gloire de votre Corps Electronique, de votre Corps Causal et de votre Saint Je Christique ne peut jamais vous égarer, vos corps inférieurs ont une voix, une conscience et une intelligence qui leur sont propres, et ces voix, cette conscience et cette intelligence s’efforcent souvent de servir leurs propres buts égoïstes à travers vous.


    L’une des principales exigences de la Maîtrise spirituelle est le discernement. Faites appel à moi, si vous le voulez, ou à mon Bien–Aimé Seigneur Maitreya, ou au Grand Seigneur Bouddha, pour avoir ce discernement, par lequel vous reconnaîtrez la Voix du Silence.


    Sachez toujours que l’incitation qui construit la personnalité, celle qui accroît l’ego humain, n’est pas la voix de la Conscience de la Présence, mais plutôt les borborygmes de vos expériences passées, les désirs de votre monde émotionnel, ou les concepts mentaux et les préceptes de vos vies antérieures.


    Rappelez–vous que, dans le passé, vous vous êtes assis en face de beaucoup d’instructeurs qui vous ont dispensé à la fois la vérité et l’erreur et que, dans vos corps mental et émotionnel, dans votre conscience éthérique, ces concepts se sont incrustés, parfois solidifiés, pétrifiés, et qu’ils y sommeillent depuis des siècles. Lorsque la Flamme commence à surgir en vous, ces concepts se raniment et émergent, et vous devez les reconnaître pour ce qu’ils sont, pas nécessairement la Voix de la Vérité.


    En même temps que vous avancez dans la compréhension de la Voix du Silence, sachez que ce qui vous rend humbles, ce qui vous rend aimants, purs, harmonieux, vient de Dieu. Les sentiments qui stimulent dans votre cœur le désir de faire de cette Etoile une Planète de Lumière, d’alléger le fardeau de vos congénères, d’élever ceux dans la peine et dans la détresse vers la compréhension et l’harmonie, viennent de la Lumière. Ce qui amoindrit la personnalité, qui accroît le Pouvoir du Christ, vient de Dieu !

     Le Premier Rayon


    Article 27 

    Le Gourou et le chéla

    Avril 1953


    Chélas bien–aimés,


    Voilà des jours bien occupés pour ceux d’entre nous qui se vouent à l’évolution rapide d’une race récalcitrante ! Toutes les énergies que nous sommes habilités à tirer du Soleil Central sont assurément utilisées au développement de la compréhension à travers la conscience, d’abord des chélas, puis ensuite, nous l’espérons, de toute l’humanité !


    La relation entre le Gourou et un chéla accepté est vraiment très étroite, parce que le Gourou admet la conscience du chéla dans sa propre sphère d’influence, de manière à pouvoir être, à volonté, au courant des activités, pensées et sentiments du chéla. En d’autres termes, le chéla vit dans la Maison de son Maître, dîne à sa table et partage l’hospitalité de son ménage !


    Dès lors, est–il étrange que les pensées et les plans du chéla soient connus du Gourou, qui n’est pas opposé aux plans et aux idées de promouvoir une Cause ? Souvent, à travers cette association, le chéla saisit aussi les plans, partiellement formulés, du Gourou. Dans les Royaumes Intérieurs, donner et recevoir sont une chose merveilleuse, exempte de la séparation dont ils pâtissent dans le monde de la forme.


    Lorsqu’on travaille dans la substance mouvante de maya, où le libre arbitre de l’individu peut changer et change constamment les schémas et desseins par lesquels nous nous efforçons de promouvoir la Cause du progrès mondial, il est impossible d’éviter des réajustements circonstanciels pour le bien de tous les intéressés. J’aimerais me sentir toujours libre d’utiliser les fruits de votre conscience, comme j’espère que vous vous sentirez libres d’accepter, d’interpréter et d’utiliser les humbles produits de la mienne !

    M

     Le Premier Rayon


    Article 28

    Concessions et investissements des Maîtres

    Août 1953


    Chéla bien–aimé,


    Merci de m’apporter ce champ de force que nous utilisons si librement pour diriger les énergies du Seigneur Maitreya, de mon cher Kuthumi et du Maître Jésus vers la conscience de l’humanité. D’un point de vue entièrement mécanique, vos programmes radiophoniques sont diffusés aussi loin que le rayon de la station locale peut en projeter la vibration, proportionnellement à la vigueur du champ de force qui est le pouvoir derrière le rayon. La même loi naturelle s’applique à la direction des énergies spirituelles, des bienfaits et des pouvoirs depuis les Octaves situées au–dessus du plan terrestre.


    S’il nous était possible de diriger et de répandre nos énergies de manière illimitée à travers l’atmosphère terrestre, sans la coopération et l’assistance de l’humanité, il y a longtemps que nous aurions transféré vers et à travers la Terre l’Octave des Maîtres Ascensionnés et en aurions terminé avec ce travail fastidieux ! Cependant, la loi naturelle ne nous permet de bénir la sphère au–dessous de la nôtre qu’à travers les énergies de ceux qui, à ce moment, font partie de cette sphère. L’assertion "Dieu a besoin d’un corps" est une vérité spirituelle, même la venue du Christ s’est effectuée à travers un corps naturel, incarné, à chaque cycle spirituel.


    Comme je l’ai déjà expliqué, il nous est alloué une certaine quantité d’énergie, dans un cycle de temps déterminé, pour l’investir dans l’évolution de la race. Chaque énergie d’appoint, quelle qu’elle soit, que nous pouvons recevoir de la race pour accroître le stock, vient s’ajouter au capital avec lequel nous pouvons travailler. Pour tout investissement d’énergies spirituelles dans la croissance de l’âme de l’humanité, que nous nous efforçons d’atteindre par le biais d’une entreprise particulière, la grande Loi Cosmique impersonnelle exige un équilibre. Si nous lui montrons un tel équilibre, la Loi, presque sans discuter, nous donne d’autres énergies pour favoriser notre Cause.


    Donc, vous voyez que lorsque nous rassemblons quelques courants de vie choisis pour devenir un champ de force spirituel, par lequel le rayonnement des Maîtres peut bénir la race entière, plus le pouvoir concentré dans ce champ de force est grand, plus profonds et étendus sont les résultats dans la transmutation des centres de pensée et de sentiment de l’humanité. Les énergies que vous transmettez par la pensée dirigée, par l’affirmation ou le décret, par le chant, la contemplation ou l’aspiration, deviennent les conducteurs à travers lesquels le discours des Maîtres parvient à la conscience des gens et par lesquels le rayonnement des Maîtres bénit également les corps intérieurs.


    Rappelons–nous cependant qu’il y a un moment où l’apogée, le point culminant, de la préparation est atteint, où le Maître est prêt, et que c’est à ce moment qu’il faut donner la préséance à sa présence. Vous le sentirez en vous alignant sur le travail préparatoire et en ne le négligeant pas, car cela ne serait pas courtois envers lui ni efficace pour le travail lui–même. Construisez votre apogée en dirigeant vos énergies et votre attention vers la présentation (la lecture du message du Maître), de manière à ce que les énergies mentales et émotionnelles des étudiants soient déjà à ses pieds et qu’au moment où il est prêt, il puisse pénétrer dans l’aura créée et la vivifier par son amour.


    Nous ne traitons plus avec les dilettantes spirituels qui cherchent l’amusement ou la satisfaction des appétits des mondes mental et émotionnel. Nous traitons avec des courants de vie qui sont disposés à devenir des constructeurs de pont par l’investissement de leurs propres énergies dans la préparation de l’aura par laquelle leur Maître peut influencer et affecter le plus grand nombre de gens. Cela peut et doit être expliqué aux étudiants, et ils devraient être heureux de contribuer joyeusement avec leurs énergies individuelles à la préparation de son avènement.


    Affectueusement, I AM

    M

     Le Premier Rayon


    Article 29

    Le nom des Maîtres

    Juillet 1953


    Chéla bien–aimé,


    Pour comprendre les diverses épellations des noms des membres de la Loge Blanche, le chéla doit réaliser que les références aux Maîtres qui apparaissent dans le corps des manuscrits et des lettres dépendent de l’exactitude de la transcription de l’écrivain particulier chargé de préparer ces documents écrits.


    Le sens du langage, l’éducation et la pureté de réception sont tous des facteurs influençant le manuscrit développé. Interviennent également la méthode de réception par clairvoyance, où les véritables caractères peuvent être transcrits précisément, et la plus difficile clair-audience, où le son doit être incorporé dans des syllabes qui s’approchent le plus du son dans le langage du chéla : par exemple, la combinaison de voyelles et de consonnes dans le langage anglais [La plupart des noms, dont "El Morya, Kuthumi, Djwal Kul, Maitreya" etc., figurent dans leur orthographe anglaise et n’ont pas été francisés par les traducteurs.


    Les Maîtres eux–mêmes tiennent également compte de la différence entre les sons produits par la combinaison des mots et des syllabes. Par exemple, Koot Hoomi, écrit de cette manière, se prononce Kout (syllabe longue et t dur) Houmi (syllabe longue) et, pour reproduire un son plus exact, le Maître a, à l’occasion, changé l’épellation en Kuthumi (Kouthoumi) de manière à rendre le son anglais th qui est plus doux et qui lui plaît mieux.


    Djwal Kul a aussi été écrit phonétiquement, de même que copié du Sanskrit et du Pâli, mais la signature écrite qui rend le mieux le son pour des gens d’expression anglaise est Djwal Kul, reproduisant le doux son g...

    M

     Le Premier Rayon


    Article 30

    Épilogue – La Caravane Spirituelle

    Septembre 1953


    Chers amis d’amour et de lumière,


    Je suis le Gentilhomme responsable de sortir des ombres vos petites embarcations individuelles pour les entraîner vers la mer profonde et bleue !


    Il est peut–être sage et indiqué que je reste pour un temps derrière le voile humain, parce qu’il s’agit d’une mesure de protection envers mon propre courant de vie, de même que pour les vôtres. Je m’efforcerai donc de vous parler de façon informelle, de vous apporter la compréhension du dessein derrière cette entreprise, de vous dire pourquoi elle a été promue et dans quel but nous voulons la soutenir. La compréhension suscite l’illumination et l’obéissance volontaire ! Le courant de vie qui obéit sans comprendre n’est qu’un serf ou un esclave et ne rend pas un bon service aux Maîtres dans cette oeuvre qui doit devenir planétaire dans son action, dans les jours et années à venir.


    Les Maîtres Ascensionnés et moi –même sommes engagés dans la construction d’un Pont, un Pont qui durera jusqu’à ce que chaque homme, chaque femme et chaque enfant faisant partie de cette évolution aient passé du royaume de l’imperfection et de la limitation à la Liberté de Dieu. A la base de ce Pont, nous construisons des fondations faites de forts et valeureux courants de vie, sélectionnés un à un, soigneusement, qui puissent supporter le poids et la force des énergies des masses, lorsque celles –ci commenceront leur migration de l’ombre vers la Lumière, de la limitation vers la Liberté, de la maladie vers la Santé et la Perfection.


    Quelques–uns d’entre vous ont construit des ponts à travers les âges. Quelques–uns d’entre vous savent combien il est important que les fondations soient solides, par crainte que le poids des individus soit plus lourd que ce qu’elles peuvent supporter.


    Nous sommes les ingénieurs qui s’appliquent à déceler la force des courants de vie que nous appelons à servir sous notre bannière. Ceux qui ont choisi de rester avec nous auront le grand privilège et l’honneur de devenir les fondations vivantes de ce Pont de Lumière vive.


    Quand, à l’origine, l’humanité surgit du Cœur de Dieu, un Pont de Lumière fut jeté et soutenu par les larges rubans de la Corde d’Argent de tous, et chacun était en parfaite communion consciente avec le Je Divin. Sur ce Pont marchaient les Maîtres et les Anges ! Sur ce Pont cheminaient les Instructeurs, les Gourous, les Guides et les Gardiens de la race ! L’humanité vivait dans une paix totale, car tous disposaient du conseil de Perfection, sur lequel ils pouvaient construire leurs entreprises individuelles. Les âges passant, ce Pont, comme le splendide Pont de marbre de Shamballa, se désintégra à mesure que les courants de vie en détournèrent leur attention et enlevèrent de sa largeur et de sa force globale la travée individuelle de leur propre énergie de vie, jusqu’à ce que le Pont devînt aussi mince qu’une toile d’araignée, entretenu et supporté par quelques rares saints et sages de chaque âge. Ceux–ci, en renonçant au plaisir personnel, choisirent d’entretenir par l’attention le lien avec les Êtres Divins qui, de l’autre côté du Pont, avaient fait le vœu de le soutenir aussi longtemps qu’un seul, depuis cette planète, y maintiendrait sa travée !


    Savez–vous qu’avant la venue de Vénus de Sanat Kumara, il fut des âges pendant lesquels un seul courant de vie soutint le Pont et où un seul courant de vie lui évita de se rompre pour l’éternité et de plonger l’évolution entière dans la seconde mort ?


    Lorsque notre Grand Seigneur Sanat Kumara arriva de Vénus, sa première activité fut de magnétiser, à travers sa Propre Lumière du Cœur, les âmes endormies des gardiens de la race qui, malheureusement, avaient rejoint l’évolution dormante sur laquelle ils avaient fait le serment de veiller. Par amour, il attira ces âmes dans leurs corps plus fins pendant que l’enveloppe physique dormait, elles qui, jadis, s’étaient tenues devant le Trône de l’Éternel et avaient fait vœu à la Vie de voir libérée cette évolution. Il parla aux gardiens, comme lui seul sait le faire, jusqu’à ce que leurs cœurs fussent remplis d’amour pour l’humanité terrestre, et ils réintégrèrent leurs corps, se réveillant avec le profond désir et la détermination de stimuler le Feu Divin dans l’humanité et d’élever ces énergies pour rétablir le Pont de Lumière.


    Pourquoi pensez–vous que Shamballa ait été appelée au cours des âges la Cité du Pont ? C’est vrai qu’il y avait une travée de marbre amoureusement découpée, sur laquelle vos pieds et les miens cheminaient dans une innocence heureuse, mais le Pont que construisit Sanat Kumara est fait des énergies provenant des aspirations et espoirs, des prières et du dévouement des âmes incarnées ! Constamment, à travers les Ages, les Grands sont venus et, par la stimulation de leur Présence, ils ont élevé jusque dans l’Ascension un petit nombre de courants de vie. Alors, pour un temps, le Pont fut robuste, et quelques heureux profitèrent de l’Instant cosmique avant que la religion ne fut privée de son contenu spirituel et ne devint à nouveau un dogme de mots. Si ce n’était à cause de ces quelques courants de vie de chaque âge, personne n’aurait atteint sa Maîtrise propre, Éternelle et Victorieuse, son Ascension !


    Maintenant, de nouveau, en nous rassemblant autour de la Bannière de Saint–Germain, nous venons construire un Pont sur lequel doit passer chaque membre de cette race, non seulement les milliards qui se réjouissent du sommeil des sens incarnés, mais aussi ceux qui attendent l’occasion de se réincarner et ceux dont la création est si lourde qu’ils feraient basculer l’axe de la Terre, s’ils étaient admis avant qu’une place ne leur fût faite par l’enlèvement d’une autre âme présentement incarnée.


    Pendant un an, nous vous avons choyés, implorés et aimés, mais maintenant, nous devons aller de l’avant avec ceux qui ont décidé de se joindre à nous !


    Avez–vous jamais rejoint une caravane traversant les friches sans pistes des déserts ? Oui, quelques–uns d’entre vous l’ont fait. J’en ai fait partie, jadis, pour suivre une Étoile, espérant trouver un Christ, et je fus récompensé. Je me souviens de bien des préparatifs du chef de caravane qui accepta, sous certaines conditions, des pèlerins provenant de diverses parties du globe, qui avaient décidé de liguer leurs forces et, une fois le but atteint, d’aller chacun son chemin.


    Je me rappelle combien ce chef était inflexible. Je me souviens l’avoir taxé de sans–cœur à ce moment, car je n’avais pas dans mon esprit conscient la mémoire du désert, étendue inculte, et des conditions naturelles auxquelles la forme chétive du corps physique devrait résister. C’était un homme rugueux, aux manières frustes, et il parlait en termes rudes. A chacun, il demanda s’il avait un couteau, et quelqu’un s’enquit du pourquoi de sa question. Il répondit : "Parce qu’il vaut mieux mourir par le couteau que mourir de soif dans le désert au cas où l’un d’entre vous faiblirait, nous ne pourrions nous arrêter, nous devrons continuer !" Quelques–uns nous quittèrent sur–le–champ. Il examina soigneusement nos bagages, et il n’eut de cesse que ceux qui avaient emporté trop de biens de ce monde les eussent déchargés de leurs montures et remplacés par de l’eau fraîche. Il y eut des rouspétances, parce que l’échange de biens coûteux représentait de l’argent, des intérêts et des récompenses. Quelques –uns placèrent ces biens terrestres dans les peaux au lieu de l’eau, ils moururent dans le désert. Il nous demanda si nous portions, au–dessous des vêtements de soie, une protection contre la chaleur du désert, pour éviter que nous fussions accablés par le soleil au cours de notre incessante progression.


    Beaucoup d’autres choses furent exigées, et le chef de caravane fut intransigeant. Ceux d’entre nous qui suivirent ses conseils firent partie de la caravane jusqu’au bout..., et les os de quelques autres blanchissent encore au soleil du désert.


    Aujourd’hui encore, il me semble percevoir à travers les âges l’appel tonitruant du chef lorsqu’il donna le signal du départ. De groupe à groupe, son cri se transmit, et les chameaux narquois se levèrent sur leurs jambes récalcitrantes pendant que les chevaux ardents rongeaient leur frein, les éléphants s’ébranlèrent pesamment quand le "ho, ho, hooo !" du chef de caravane résonna dans le cœur et dans l’esprit...


    Aujourd’hui, c’est moi qui suis à cette place, amis de mon cœur.


    Nous ne pouvons plus nous attarder sur l’ego personnel. Nous avançons pour construire un monde, dans lequel la perfection sera le lot de tout un chacun ! Le chant spirituel du feu de mon cœur inspire ceux qui veulent m’accompagner dans ce service. A ceux qui décident de rester, je dis :


    "Vous traverserez le Pont que nous construisons, un jour, dans la sécurité et dans un confort bien plus grand et dans une paix bien plus douce. Je ne peux vous forcer à être parmi les constructeurs du Pont, dont les corps se sacrifient à la tâche, dont la conscience est ouverte à l’épanchement presque surhumain de notre Octave...


    "Pour ce service, sang, sueur et larmes sont promis à ceux qui ont voulu répondre aux ‘ho, ho, hooo !’ de la Caravane Spirituelle ! Pour ceux qui ont choisi d’attendre, il y aura une merveilleuse travée blanche faite de la lumière électronique des courants de vie qui ont vécu et sont morts au service, elle sera douce sous vos pieds..., elle sera sûre..., et le torrent déchaîné au–dessous sera sans danger ! D’autres auront passé d’abord avec de l’eau jusqu’au cou, et peut–être auront–ils été emportés par les flots rugissants, ceux –là sont les hommes et les femmes, constructeurs de l’âge imminent, ceux qui, parmi vous, sont prêts et qui ont reçu individuellement et collectivement mon conseil, de même que l’opportunité. Profitez –en, si vous l’avez décidé ! Nous marchons !"


    Mes bien–aimés, m’étant libéré de mon message, puis–je vous dire que, moi aussi, j’ai développé ce qui a été un élément essentiel de ma libération : un côté plus doux ! Je vous ai parlé officiellement, je veux encore vous parler en ami ! Je vous aime ! Je vous ai aimés assez pour me tenir devant le Maha Chohan et l’implorer de me donner l’occasion de contacter quelques–uns d’entre vous et de prouver qu’il existe des courants de vie incarnés qui peuvent croire en des Intelligences qui n’ont aucun moyen d’atteindre la conscience externe à travers le voile, sauf au travers d’un instrument qu’il approuverait. J’y ai consacré ma vie, et une grande partie de mes énergies personnelles ne se sont laissé brider qu’avec réticence, car je suis né libre, et j’ai écrit d’innombrables paroles, harnachant les énergies de mon monde pour stimuler votre compréhension.

    M

     

    Fin de la Première Partie

     

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